Joyeux anniversaire, Abou Diaby !

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Joyeux anniversaire, Abou Diaby !
Joyeux anniversaire, Abou Diaby !

De retour à l'entraînement avec les Gunners depuis quelques jours, Abou Diaby fête aujourd'hui ses 29 ans. Raillé et moqué pour sa fragilité physique et ses blessures à répétition, le grand milieu de terrain a aujourd'hui plus de détracteurs que d'adorateurs. Pourtant, sous le pansement géant, il y a un bon joueur de football. Si, si.

Abou Diaby, c'est un peu cette ex-copine dont on ne parle plus qu'en mal. On la moque, on la critique, on l'insulte même. Quand on nous demande "Alors, qu'est ce qu'il devient, Abou ?", on a rien de mieux à répondre que "J'sais pas, et je m'en fous d'elle !". Mais au fond de nous, on sait pertinemment que cet acharnement dans la méchanceté ne cache qu'une seule chose : de l'amour. Parce qu'on l'a aimé, Abou Diaby. On a aimé le voir évoluer à la Clairefontaine. On a aimé le voir se brouiller avec Hatem Ben Arfa. On a aimé le voir jouer à Auxerre. Et puis, comme un amant attentionné, on a aimé prendre soin de lui pendant ses premières convalescences. On le choyait, le dorlotait, lui susurrait des mots doux. Parce qu'on a toujours cru en lui. On le savait qu'il allait devenir un grand footballeur, on le savait ! C'était écrit, tous nos amis nous le disait, il allait même surpasser notre premier boyfriend, Patrick Vieira ! Est ensuite venu ce bel été 2010 pendant lequel il a brillé, pendant lequel notre cœur battait fort pour lui. Mais c'était avant que tout ne change. Depuis, la routine s'est installée, avec le lot de disputes qu'elle génère. Abou est parti, avant de revenir, puis de repartir. Et aujourd'hui, on ne peut comparer nos lointains souvenirs qu'à ce brouillard léger que l'aurore soulève. N'est-ce pas, Alfred de Musset ?
On ne badine pas avec l'Abou
"C'est une ressource naturelle, un joueur de qualité supérieur", déclarait Arsène Wenger en septembre 2014, alors qu'Abou Diaby venait de refouler pour la première fois les terrains depuis sa rupture du ligament croisé antérieure du genou gauche. Et force est de constater qu'on ne peut pas vraiment donner tort à l'Alsacien. Enterrer l'international français avec sa bouteille de Mercurochrome, ce serait oublier qu'il a parfois fait les beaux jours d'Arsenal et des Bleus. Dans la déroute embarrassante de Knysna, il avait par exemple été le seul à surnager. Titulaire lors de cette Coupe du Monde ratée, il est même le seul milieu de terrain à disputer l'intégralité des trois matchs de poule. "Il a été énorme, mais on n'est pas surpris, on voit les entraînements qu'il fait depuis le début de la préparation", soulignait Patrice Evra après le match nul face à l'Uruguay, dont le sélectionneur avait lui aussi tenu à féliciter le natif d'Aubervilliers : "Il a changé le…


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