Jouyet, l'ami encombrant de Hollande

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Jouyet, l'ami encombrant de Hollande
Jouyet, l'ami encombrant de Hollande

Signe de son embarras, l'Elysée n'a voulu faire aucun commentaire hier après les révélations du « Monde ». Jean-Pierre Jouyet a-t-il menti ? Jeudi, le secrétaire général de l'Elysée a assuré que François Fillon n'avait pas « demandé une quelconque intervention » de l'Elysée pour accélérer une procédure judiciaire contre Nicolas Sarkozy. Or les deux journalistes du quotidien assurent détenir un enregistrement dans lequel Jouyet leur fait ces révélations. Soit, comme l'insinuent les fillonistes, il ne leur a pas dit la vérité ce jour-là, soit c'est jeudi qu'il a menti. Dans un cas comme dans l'autre, cela fait désordre dans la bouche d'un secrétaire général de l'Elysée. « C'est grave », s'inquiète une source gouvernementale.

Ce n'est pas la première fois que l'attitude de Jouyet gêne l'un de ses meilleurs amis, François Hollande. Tous les deux se sont connus il y a trente-cinq ans, à l'armée puis sur les bancs de la promotion Voltaire de l'ENA. Depuis, les deux hommes ne s'étaient jamais quittés... jusqu'à ce que Sarkozy fasse de Jouyet l'une de ses prises de guerre en 2007 en le nommant secrétaire d'Etat aux Affaires européennes du gouvernement Fillon. Hollande se sent trahi et ne lui parle plus du jour au lendemain. Ils ne renouent que lorsque Jouyet quitte le gouvernement fin 2008.

Des gaffes pardonnées, une parenthèse sarkozyste oubliée

Mais même alors qu'ils sont redevenus proches, Jouyet peut être gênant. Le 15 mai 2012, il est alors président de l'Autorité des marchés financiers et se permet de parler sur RTL de la nomination de Jean-Marc Ayrault à Matignon quelques heures avant l'officialisation. « C'est au secrétaire général de l'Elysée de l'annoncer, s'agace alors Ségolène Royal, et pas à quelqu'un qui veut faire croire qu'il est dans le secret. »

Six mois plus tard, l'ami Jouyet, nommé à la tête de la Banque publique d'investissement (BPI), qualifie le site ArcelorMittal ...

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