Jouyet et Fillon démentent avoir comploté contre Sarkozy

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Jouyet et Fillon démentent avoir comploté contre Sarkozy
Jouyet et Fillon démentent avoir comploté contre Sarkozy

Les relations entre Nicolas Sarkozy et son ex-Premier ministre, François Fillon, sont désormais ouvertement tendues. Mais comme l'ont relaté nos confrères Frédéric Gerschel et Nathalie Schuck dans leur livre sorti mercredi, l'échange d'amabilités a commencé il y a déjà plusieurs années. Ce jeudi, le secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet, a pris soin de démentir l'une des passes d'armes entre les deux hommes, révélée cette fois dans le livre de deux autres journalistes, Gérard Davet et Fabrice Lhomme*. Une histoire sans fin.

Selon les reporters du journal «Le Monde», François Fillon, lors d'un déjeuner près de l'Elysée le 24 juin avec Jean-Pierre Jouyet, a dénoncé le fait que l'UMP ait remboursé en 2013, à la place de l'ancien président de la République, les pénalités liées au dépassement du plafond des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012. Et l'ancien Premier de faire pression pour accélérer le cours judiciaire des affaires visant Nicolas Sarkozy. «Mais tapez vite, tapez vite ! Jean-Pierre, tu as bien conscience que si vous ne tapez pas vite, vous allez le laisser revenir. Alors agissez !», aurait lancé François Fillon à son interlocuteur.

«Nous avons parlé d'autre chose»

Ce jeudi, les deux protagonistes démentent cette conversation. «J'ai effectivement déjeuné à sa demande avec Jean-Pierre Jouyet qui fut ministre de mon gouvernement», mais «le procédé qui consiste à me prêter la volonté de m'appuyer sur les plus hautes autorités de l'État pour faire pression sur l'autorité judiciaire est méprisable. (...) C'est hallucinant qu'on puisse dire que j'agirais de la sorte», s'est d'abord offusqué François Fillon. «Je démens», a insisté plus tard Jean-Pierre Jouyet, ancien secrétaire d'Etat aux Affaires européennes sous Nicolas Sarkozy et désormais secrétaire général de l'Elysée depuis avril 2014.

«Nous avons parlé d'autre chose. (...) Il ne m'a, bien ...

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