Journée morte chez les médecins contre le projet de loi santé

le
0
Journée morte chez les médecins contre le projet de loi santé
Journée morte chez les médecins contre le projet de loi santé

Si vous êtes malade, aujourd'hui, vous aurez peut-être du mal à trouver un médecin ou risquez de trouver porte close chez votre généraliste. Alors que le projet de loi santé de Marisol Touraine, qui entend généraliser le tiers payant chez médecins à partir de 2017, arrive ce mardi à l'Assemblée nationale, les syndicats de médecins ont lancé une «journée santé morte» : très remontés contre ce texte, ils appellent à la fermeture des cabinets et à la grève de la permanence des soins. Dans certains départements, près de 80 % des cabinets seront fermés et de nombreux rassemblements sont prévus en province, mais aussi à Paris aux abords de l'Assemblée avant le début des débats.

Depuis des semaines, le bras de fer oppose les praticiens à Marisol Touraine sur le tiers payant qui, selon elle, est une mesure de «justice sociale». Malgré les mobilisations répétées des médecins, comme celle du 15 mars, la ministre s'est montrée inflexible, affirmant qu'il n'était pas question de revenir sur cette promesse de campagne de François Hollande même si elle a accepté de la souplesse pour sa mise en oeuvre.

«Cette loi veut faciliter l'accès aux soins, l'accès à la santé. J'ai proposé l'extension progressive du tiers payant, ce que vivent tous les Français quand ils vont à la pharmacie. C'est un système de justice, de progrès, car aujourd'hui des personnes ne vont pas chez le médecin car elles n'ont pas suffisamment d'argent pour avancer le prix de la consultation. Je ne parle pas que des gens les plus modestes, je parle aussi de ceux qui ont deux, trois enfants», a-t-elle plaidé sur France 2 avant d'admettre : «J'ai entendu la volonté des médecins d'avoir un système simple. Ce n'est pas normal qu'il y ait des bugs. Dans la loi, il y aura des garanties de simplicité. Si le médecin n'est pas payé dans les sept jours, des pénalités de retard seront versées.» 

Critiques, les syndicats de médecins, la ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant