Journée de deuil national au Liban après les attentats

le , mis à jour à 17:32
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(Bilanb révisé, réunion du gouvernement, funérailles, réactions) BEYROUTH, 13 novembre (Reuters) - Une journée de deuil national a été observée vendredi au Liban après le double attentat à la bombe la veille dans un quartier du sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, une attaque revendiquée par le groupe sunnite Etat islamique. Le bilan s'est alourdi à 44 morts et plus de 200 blessés, a-t-on appris de sources médicales. Les funérailles de plusieurs victimes ont eu lieu à Beyrouth. Leurs cercueils étaient drapés aux couleurs du Hezbollah ou de la milice chiite Amal. Le Premier ministre Tammam Salam a présidé une réunion d'urgence avec son cabinet de sécurité et les chefs de l'armée. Le ministre de la Défense, Samir Moqbel, a déclaré que les forces armées étaient en alerte renforcée sur tout le territoire, pour tenter de maintenir le calme relatif qui prévaut dans le pays malgré les tensions intercommunautaires avivées par la guerre civile à ses portes, en Syrie. "Nous faisons de notre mieux en coordination avec toutes les parties sur le terrain", a-t-il dit. Les chaînes de télévision locales ont consacré leurs éditions matinales à ces attaques commises dans une zone résidentielle et commerçante de la capitale libanaise. Al Akhbar, titre proche du Hezbollah, a affirmé qu'il n'était "pas question de battre en retraite". L'organisation chiite a promis "une longue guerre" à ses ennemis. Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a condamné le double attentat et appelé les forces de sécurité et les autorités libanaises "à empêcher que cet acte méprisable détruise le calme relatif qui a prévalu dans le pays au cours de l'année écoulée". Il s'agissait des premières attaques depuis plus d'un an visant un fief du Hezbollah au Liban alors que le groupe soutenu par l'Iran a accentué son implication aux côtés des troupes loyales à Bachar al Assad dans la guerre civile en Syrie. Les adversaires politique du Hezbollah ont eux aussi condamné les attaques à l'image de Saad Hariri, chef de file du Courant du futur, qui a déploré sur Twitter des actes "lâches et injustifiables". La Maison blanche a de son côté promis de soutenir le pays dans ses efforts visant à "traduire les responsables de cette attaque devant la justice". (John Davison, avec Issam Abdallah, Ahmad Kurdi, Walid Saleh, Hassan Abdallah; Pierre Sérisier, Nicolas Delame et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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