Journée d'actions des jeunes contre la loi Travail le 9 mars

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PARIS (Reuters) - Une vingtaine d'organisations de jeunesse appellent à une journée d'actions et d'initiatives le 9 mars pour exiger le retrait de la loi Travail, malgré le report de la présentation du texte en conseil des ministres au 24 mars.

Cette mobilisation sera le prélude d'une grande journée de manifestations le 31 mars que préparent conjointement à la fois les mouvements de jeunes et des syndicats de salariés, a-t-on appris auprès de plusieurs organisations.

Le report de l'examen du projet du 9 au 24 mars décidé par le Premier ministre Manuel Valls "est une première victoire mais nous voulons mettre encore plus la pression", a dit à Reuters Pauline Collet, porte-parole du syndicat étudiant Unef.

La CGT propose pour sa part aux salariés de participer le 9 mars "aux rassemblements et manifestations unitaires en construction" et à une "journée de mobilisation convergente nationale" fin mars.

"L'annonce par Manuel Valls du report de la présentation du projet de loi "El Khomri" en conseil des ministres, est un premier recul à mettre à l'actif de la mobilisation montante", écrit-elle dans un communiqué.

La jeunesse s'est emparée de la colère d'une partie de la gauche contre le projet du gouvernement, espérant pouvoir "faire reculer le gouvernement", comme lors de la lutte contre le contrat de première embauche (CPE) il y a dix ans.

"Le contenu de ce projet, directement inspiré des revendications du Medef, représente un véritable retour au siècle dernier pour le monde du travail avec une fois de plus les jeunes comme cibles favorites", écrit un collectif d'organisations.

Celui-ci comprend notamment l'UNEF, Solidaires Etudiant-e-s, l'Union nationale lycéenne (UNL), la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), la Jeunesse ouvrière chrétienne, et les organisations de jeunes des partis de gauche, dont les jeunes socialistes.

Dans une tribune publiée lundi, sur le site Francetv info, Benjamin Lucas, le président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), appelle le gouvernement à "stopper la dérive libérale, la surenchère sécuritaire et identitaire, dans les mots et dans les actes".

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • testani2 il y a 9 mois

    Déprimant.. Heureusement que ce n'est pas représentatif de La Jeunesse de ce pays.