Journalistes tués au Mali : «Ils ont été enlevés en ressortant de chez moi»

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Journalistes tués au Mali : «Ils ont été enlevés en ressortant de chez moi»
Journalistes tués au Mali : «Ils ont été enlevés en ressortant de chez moi»

Imbeiry ag Rhissa, membre de la direction politique du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad), a été le témoin direct de l'enlèvement, samedi en début d'après-midi, des deux journalistes de RFI qui ont été assassinés peu après à Kidal (Mali). Tenu en joue par un homme parlant la langue des Touaregs alors que les journalistes étaient enlevés, il dit être «sous le choc». «C'est la première fois que des journalistes occidentaux sont enlevés ici et aussitôt assassinés.»

Vous êtes le dernier homme à avoir vu vivants nos deux confrères de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon. Que s'est-il passé ?

IMBEIRY AG RHISSA. Ils sont arrivés chez moi de manière improvisée. Cela tombait mal car j'avais une réunion. Ils m'ont dit qu'ils n'en avaient pas pour longtemps et on a fait une interview d'environ une demi-heure. Ils ont alors été appelés par quelqu'un d'autre et sont repartis pour aller l'interroger. C'est en ressortant de chez moi, en plein centre de Kidal, qu'ils ont été enlevés.

Avez-vous des gardes armés pour vous protéger ?

I.A.R. Non, pas du tout.

Que s'est-il passé exactement ?

I.A.R. Je les ai raccompagnés jusque dans la rue où les attendait leur voiture conduite par le fils du maire de Tessalit. En rentrant chez moi, j'ai entendu un bruit bizarre et je suis revenu sur mes pas. Là, un homme armé m'a tenu en joue avec une arme et m'a intimé l'ordre en tamashek (Ndlr : la langue des Touaregs) de rentrer dans l'immeuble. Tout est allé très vite.

Avez-vous pu reconnaître l'homme qui vous tenait en joue ?

I.A.R. Non, il avait un turban et je n'ai même pas vu ses yeux car il portait des lunettes de soleil.

La voiture des ravisseurs attendait-elle devant chez vous ?

I.A.R. Non, elle venait du coin de la rue et s'est garée derrière la voiture des journalistes, juste au moment où ils ressortaient. J'ai l'impression que le coup était ...

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