Journal d'une jeune migrante afghane #4 : un bus pour la Macédoine

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Sahar Novouzi est une jeune Afghane de 18 ans.
Sahar Novouzi est une jeune Afghane de 18 ans.

Après plus de 15 heures de ferry pour traverser la mer Égée et rejoindre Athènes, Sahar et sa famille cherchent le bus pour la Macédoine. Au port du Pirée, le plus grand de Grèce, les bus sont garés à quelques mètres des ferries d'où débarquent les migrants. Sur le chemin, l'attention de Sahar est attirée par un anonyme brandissant une affiche avec la photo d'Alan Kurdi, cet enfant syrien de trois ans mort noyé sur les côtes turques en septembre 2015 à la suite du naufrage de son embarcation, et devenu le symbole du drame des migrants. Tout autour de l'image, on peut lire : « Nous ne pouvons pas rester sans rien faire. N'avez-vous donc pas d'enfants, de frères, de parents ? Toute l'Europe et Monsieur Erdogan, vous êtes responsables de tous ces morts. » Cet anonyme a décidé d'agir symboliquement et demande que les Grecs déposent chacun « une rose en l'honneur de toutes ces personnes décédées ». Sahar est émue après le périple enduré quelques jours plus tôt.

Le prix du voyage en bus entre Athènes et le nord de la Grèce varie entre trente et cinquante euros : « Pour les enfants, c'est moitié prix », ajoute Sahar. « Le trajet dure environ 8 heures. Le bus amène les passagers jusqu'à la frontière entre la Grèce et la Macédoine. Après, ils doivent franchir la frontière à pied et prendre un autre bus pour traverser le pays », explique...

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