Jour J pour un nouveau plan d'aide à la Grèce

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JOUR J POUR UN NOUVEAU PLAN D'AIDE À LA GRÈCE
JOUR J POUR UN NOUVEAU PLAN D'AIDE À LA GRÈCE

par Julien Toyer

BRUXELLES (Reuters) - Les ministres des Finances de la zone euro devraient approuver ce lundi un deuxième plan d'aide en faveur de la Grèce d'un montant de 130 milliards d'euros, crucial pour redonner de l'air au pays surendetté, mais des détails restent en suspens.

Diplomates et économistes n'attendent pas de ce nouveau plan de renflouement qu'il règle tous les problèmes économiques grecs du jour au lendemain et beaucoup estiment qu'il faudra au moins dix années voire davantage pour s'acquitter de cette tâche.

Ce constat a amené encore plusieurs milliers de Grecs à manifester dimanche leur colère devant le parlement face à la cure d'austérité draconienne qu'ils se voient imposer et qui était l'une des conditions de ce nouveau plan de soutien.

"On a aujourd'hui tous les éléments pour parvenir à un accord. C'est comme un puzzle. Toutes les pièces sont sur la table, il faut maintenant bien les emboîter, c'est ce qu'on va s'efforcer de faire", a déclaré lundi matin le ministre français de l'Economie, François Baroin.

Le ministre grec des Finances, Evangelos Venizelos a quant à lui jugé que la journée de lundi marquerait la fin d'une longue période d'incertitude néfaste à son pays et à l'ensemble de la zone euro.

"Le peuple grec a envoyé à l'Europe le message qu'il a fait et fera les efforts nécessaires pour que le pays regagne sa position au sein de la famille européenne", a-t-il dit dans une déclaration écrite.

Plusieurs responsables européens, sous couvert d'anonymat, ont estimé que le moment était venu d'approuver le nouveau plan d'aide, qui permettra de stabiliser la situation financière du pays et de le maintenir au sein de la zone euro.

Plusieurs sources de haut rang au sein de la zone euro ont indiqué lundi que les détails non réglés ne constituaient pas des obstacles à un accord. "Je ne vois pas quelqu'un endosser la responsabilité de bloquer un accord à ce stade", a dit l'une d'entre elles.

ALLEMAGNE ET PAYS-BAS PRUDENTS

L'Allemagne et les Pays-Bas, qui restent sceptiques quant à la capacité de la Grèce de tenir ses engagements, à commencer par un programme d'économies de 3,3 milliards d'euros, se sont voulus prudents avant la réunion.

Le ministre néerlandais des Finances a déclaré lundi que les Pays-Bas se refuseraient à approuver le deuxième plan de renflouement de la Grèce tant qu'Athènes n'aurait pas respecté toutes ses obligations.

"La Grèce veut l'argent et jusqu'à présent nous ne leur avons rien donné. Nous avons dit non au cours des deux dernières semaines. Nous pouvons nous permettre de dire non jusqu'à ce que la Grèce se conforme à toutes les demandes", a dit Jan Kees De Jager à Bruxelles.

Avec son homologue allemand Wolfgang Schaüble, De Jager a en particulier insisté sur des actions prioritaires que la Grèce devra prendre au cours des deux prochaines semaines.

Parmi les autres détails encore à régler figurent les nouvelles mesures qui devront être adoptées pour ramener autant que possible la dette grecque vers un objectif de 120% du produit intérieur brut à l'horizon 2020 demandé par le Fonds monétaire international, créancier de la Grèce avec l'UE et la Banque centrale européenne.

En l'état, les projections actuelles placent la barre plus haut, à 129% et une conférence téléphonique organisée dimanche entre hauts responsables des ministères des Finances des Vingt-Sept et de la BCE a porté essentiellement sur la définition d'un niveau "soutenable" de la dette d'Athènes.

PAS DE REMÈDE MIRACLE

Une source proche du gouvernement grec a par ailleurs indiqué que la décote qui sera appliquée aux titres détenus par les créanciers privés de la Grèce était toujours en discussion, tout comme la forme que prendra la participation des banques centrales de la zone euro au plan.

Un point essentiel du plan de sauvetage prévoit un échange d'obligations souveraines détenues par des créanciers privés qui permettra à la Grèce d'effacer 100 milliards d'euros de dettes.

L'opération sera lancée le 8 mars et Athènes, qui devra rembourser 14,5 milliards d'euros d'obligations venant à échéance le 20 mars, espèrent la boucler en trois jours.

Le nouveau plan d'aide ne sera pas un remède miracle. L'économie grecque s'est contractée de 7% en rythme annuel au dernier trimestre 2011, bien plus que prévu, et les nouvelles mesures d'austérité devraient encore aggraver la situation.

La troïka UE-FMI-BCE, qui supervise la mise en place des réformes, effectue des rapports trimestriels. Dans le cadre du deuxième plan de sauvetage, la Commission européenne enverra bientôt des dizaines d'autres inspecteurs à Athènes.

Avec Jean-Stéphane Brosse à Paris ; édité par Jean Décotte

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  • M2712117 le lundi 20 fév 2012 à 18:42

    c'est ça oui, les grecs vivent tous dans l'oppulence! vous vousmoquez de qui ? DE VOUS ?,