Jospin se sentirait soulagé du poids de 2002 si Hollande gagnait

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LIONEL JOSPIN SE SENTIRAIT SOULAGÉ DU POIDS DE 2002 SI FRANÇOIS HOLLANDE GAGNAIT L'ÉLECTION
LIONEL JOSPIN SE SENTIRAIT SOULAGÉ DU POIDS DE 2002 SI FRANÇOIS HOLLANDE GAGNAIT L'ÉLECTION

PARIS (Reuters) - Lionel Jospin, éliminé par le candidat de l'extrême droite à l'élection présidentielle de 2002, se sentirait "plus serein" et "payé de (s)es peines" si François Hollande réussissait à accéder à l'Elysée.

L'ancien Premier ministre le confie dans un entretien publié mercredi sur le site internet de l'Express.

"Si François Hollande gagne l'élection présidentielle, le pays pourra aborder l'avenir avec davantage de confiance, la gauche retrouvera un chemin perdu et, moi, je serai plus serein. Je me sentirais payé de mes peines", dit-il.

De François Hollande, à qui il a cédé les rênes du Parti socialiste lorsqu'il fut nommé à Matignon en 1997, Lionel Jospin dit qu'il a "accompli sa mue et forge son destin".

"Comme chef du parti majoritaire, il a été étroitement associé à toutes les prises de décision pendant que je gouvernais", dit l'ancien Premier ministre. "Il en sait plus aujourd'hui sur le fonctionnement de l'Etat que Nicolas Sarkozy en 2007, qui n'avait que des expériences sectorielles et n'a toujours pas acquis depuis la culture du service public.

"Dans la période que nous traversons, je préfère l'homme formé à la rigueur de la Cour des comptes à celui qui a pris les habitudes des avocats d'affaires", ajoute Lionel Jospin.

Interrogé sur Claude Allègre, ancien ministre socialiste proche de lui, qui a pris parti depuis pour Nicolas Sarkozy, Lionel Jospin évoque "un motif de déception, presque de tristesse, à la fois personnelle et politique".

Du candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, l'ancien Premier ministre, qui s'est retiré de la vie politique, dit qu'"il a le sens et le goût du verbe".

"C'est quelqu'un pour qui j'ai de l'estime, presque de l'affection", ajoute-t-il, affirmant ne pas douter de "sa loyauté à l'égard du candidat de gauche qui sera le mieux placé pour gagner".

Le mauvais score annoncé par les sondages pour la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts est selon lui "la mauvaise surprise de cette campagne".

"Eva Joly est une femme de qualité, mais peut-être n'était-elle pas tout à fait prête à la forme de combat politique qu'impose une élection présidentielle", dit-il à propos de l'ancienne magistrate, créditée d'environ 3% des intentions de vote.

Quant au centriste François Bayrou, Lionel Jospin jugerait "incompréhensible" qu'il soutienne Nicolas Sarkozy. "Fera-t-il un autre choix ? C'est à lui d'abord d'en décider", dit-il.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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  • bordo le mercredi 14 mar 2012 à 18:23

    Toujours aussi psychorigide, Lionel. J'aime.