José Socrates refuse de lâcher prise

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Ses six ans de gouvernement ont été plombés par la crise et les affaires, mais «l'animal féroce» croit à sa réélection à l'issue des législatives de dimanche

Ce n'est qu'une plaisanterie de potache, mais on l'entend partout à Lisbonne. Si le ciel est gris, si la machine à café est en panne ou si l'on tombe par terre, «A culpa é do Socrates!»: c'est la faute à Socrates! Le premier ministre portugais incarne bien sûr les sombres perspectives qui s'abattent sur ses administrés. José Socrates est celui qui, après s'être engagé à ne jamais s'y abaisser, a fini par solliciter l'aide extérieure. Les Portugais en sont bien conscients: contre les 78 milliards d'euros prêtés par la troïka (FMI, Commission européenne et Banque centrale européenne), il faudra consentir de durs sacrifices.

Arrivé au pouvoir en 2005, ce socialiste de 53 ans, divorcé et père de deux enfants, livre sans doute sa dernière bataille politique, la plus difficile de toutes. Demain, les élections législatives fixeront son avenir.

L'«animal féroce», comme il se décrit, refuse de s'avouer vaincu. En mars dernier, sitôt après l'annonce de sa démi...

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