José Manuel Barroso chez Goldman Sachs : la nomination qui choque

le , mis à jour à 08:59
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José Manuel Barroso chez Goldman Sachs : la nomination qui choque
José Manuel Barroso chez Goldman Sachs : la nomination qui choque

Une nomination choquante et qui ne pouvait pas plus mal tomber pour une Europe en proie à l'« euro-bashing » après le Brexit. L'ancien président de la Commission européenne (2004-2014), le Portugais José Manuel Barroso, 60 ans, vient d'être nommé président non exécutif de Goldman Sachs International et par ailleurs conseiller de cette banque américaine, deux semaines seulement après le yes du peuple britannique pour sortir de l'Union européenne (UE). En clair, l'homme qui a incarné l'institution pendant dix ans devient superlobbyiste au profit du plus influent établissement financier mondial.

 

Rappelez-vous, Goldman Sachs, c'est une des banques à l'origine de la crise des subprimes en 2007 qui déclencha ensuite la plus grave crise économique mondiale depuis 1929. C'est aussi elle qui est accusée d'avoir, au début des années 2000, aidé la Grèce à maquiller ses comptes pour répondre aux exigences de la zone euro. Avant, pire, de spéculer contre la dette grecque, accélérant ainsi la crise qui manqua de provoquer la faillite du pays et le Grexit.

 

Pas de Grexit finalement mais un Brexit et un nouveau symbole désastreux pour l'image de l'Europe. Donnant du grain à moudre à tous ceux qui dénoncent la collusion entre les « technocrates de Bruxelles » et un monde de la finance qui serait le réel détenteur du pouvoir.

 

Mais que va faire Barroso chez Goldman Sachs ? Tout simplement défendre les intérêts de la banque d'affaires (5 Mds€ de bénéfices en 2015), au moment où ses activités en Europe sont menacées. Implantée à Londres, elle était jusqu'ici idéalement placée pour vendre ses services dans toute l'Europe. Or, avec le Brexit, c'est-à-dire la mise à l'écart de la City, tout est remis en question. « Evidemment je connais bien l'UE, glisse sans pudeur Barroso au Financial Times. Si mes conseils peuvent être utiles dans ces circonstances je suis prêt à aider, bien ...

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  • M2687570 il y a 5 mois

    Tout à fait normal, ils sont interchangeables et défendent les mèmes intérêts quel que soit le poste

  • M4098497 il y a 5 mois

    Tous ces anciens de chez Goldman Sachs avait monté " UNE MURAILLE DE CHINE" entre leur activités à la banque et celles exercées à l'Union Européenne. Comme Moscovici et Cahuzac

  • stocanne il y a 5 mois

    désastreux pour l'image de l'ue mais c'est pas grave on a mario qui signe les billets et barroso qui va maintenant les étouffer pour le compte de son employeur, tout roule comme prévu, appauvrir le peuple encore plus... triste monde

  • M8252219 il y a 5 mois

    L’appât du gain motive terriblement .