Jordan Ferri, tout sauf un plan B

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Jordan Ferri, tout sauf un plan B
Jordan Ferri, tout sauf un plan B

Il n'a pas le sens du but de Lacazette, pas la vista de Gourcuff, pas les qualités physiques d'Umtiti... Et pourtant depuis deux ans, Jordan Ferri a fait son trou dans le milieu en losange lyonnais. Une progression régulière pour un joueur qui ne se voyait pas forcément devenir professionnel, mais qui, avant même d'intégrer le centre de formation de l'OL, avait un mental de gagnant. Portrait.

Avril 2014 au Stade Gerland, affiche de Ligue 1 entre Lyon et le PSG. Aux abords de leurs 30 derniers mètres, les Parisiens tentent de se dégager de la pression rhodanienne. À l'affût, Jordan Ferri intercepte une passe d'Ezequiel Lavezzi, lève la tête une fraction de seconde pour analyser la situation, puis frappe de l'intérieur du pied droit. Un but qui permet à l'OL d'empocher trois points précieux et symbolise la montée en puissance du joueur maison. Depuis deux ans, le milieu polyvalent s'est rendu indispensable dans son club formateur, que ce soit avec Rémi Garde ou Hubert Fournier aux manettes. À 22 ans, il comptabilise déjà 60 matchs de Ligue 1 et 18 de compétitions européennes, suffisant pour réjouir Stéphane Roche, le directeur de Tola Vologe : "Jordan, c'est une belle réussite chez nous, car c'est un joueur collectif, moins mis en lumière que d'autres, mais exemplaire pour les jeunes de notre centre." Moins mis en lumière, car il apparaît moins haut que d'autres dans les classements "buteurs " et "passes décisives", mais non moins essentiel dans le milieu en losange lyonnais, dont il occupe le plus souvent le côté droit.
"Rien ne lui faisait peur"
" Sa qualité première, c'est la régularité. Mais il a d'autres points forts, comme sa capacité à rester dans le jeu quel que soit le déroulement d'un match. Il est toujours dans l'idée de créer du jeu et de faire les efforts défensifs. Il n'y a pas de petits matchs à ses yeux, même en CFA, il abordait les matchs avec appétit", estime Stéphane Roche. Un état d'esprit qui peut expliquer la progression régulière du gamin : centre de formation en 2007, premier contrat pro en juin 2012, puis début au plus haut niveau dans la foulée avec une affiche contre l'Athletic Bilbao en novembre (Ligue Europa) et l'AS Nancy-Lorraine en décembre (Ligue 1). Ni monstre physique (1,70m pour 70kg), ni génie technique et encore moins phénomène annoncé depuis sa puberté, Jordan Ferri a également gravi les marches en sélection nationale, avec une arrivée en U20 en mai 2013, puis la découverte des espoirs en novembre suivant, à chaque fois sous les ordres de Willy Sagnol. La recette de cette réussite tranquille ? "C'était un compétiteur, un gagnant, rien ne lui faisait peur", se souvient Christophe Carrasco, son formateur à l'AS Saint-Rémoise, où Lyon est venu le chercher en...


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