Jonathan Brison : "Ne servir à rien, ce serait con"

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Jonathan Brison : "Ne servir à rien, ce serait con"
Jonathan Brison : "Ne servir à rien, ce serait con"

Après dix années à porter les couleurs de Nancy, son club formateur, Jonathan Brison dispute sa quatrième saison à l'ASSE. Malgré un temps de jeu maigre, il en a encore dans le moteur et revient sur son statut de "joueur expérimenté".

Entrons dans le vif du sujet. À 32 ans, tu joues un peu moins désormais. Tu le vis comment ? En effet, je ne joue pas énormément cette saison. Et je le vis ni spécialement "bien" ni super mal. Mon premier objectif, c'est encore d'être un maximum sur le terrain. Je suis joueur professionnel et encore en vie, je ne suis pas encore entraîneur ou dirigeant ! La réalité fait qu'on est trois pour le même poste, ce qui semble normal pour une équipe qui joue le haut du tableau de Ligue 1. J'essaye de me satisfaire de mon temps de jeu et je ne tire pas le groupe vers le bas en tirant la gueule.
Est-ce que tu as davantage un rôle de taulier du vestiaire qui encadre les jeunes ? C'est vrai que le coach compte sur moi pour être un élément important du vestiaire. En plus, je suis quelqu'un qui est toujours de bonne humeur, je m'entends bien avec les jeunes Donc je fais un peu le lien entre les jeunes pousses et le reste. Et puis, j'aime bien ça. J'aime bien parler avec les jeunes, discuter des erreurs que nous, les plus anciens, on a pu commettre par le passé. Je cause pas mal avec Pierre-Yves Polomat, puisqu'on a le même poste. Le but, ça reste quand même que l'équipe gagne, qu'importe le onze titulaire. Donc je lui donne quelques petits conseils. Il sait ce qu'il a à faire, mais j'essaye d'apporter mon expérience et mon esprit de gagnant que j'ai toujours eu dans ma carrière. Mon quotidien, c'est ça !
Tu te sens indispensable dans le groupe ? Je ne crois pas que ce soit le terme adéquat. Je dirais plus que je suis utile. J'existe dans le vestiaire, j'apporte ma pierre à l'édifice. Je me sens écouté quand je prends la parole. Le truc con, ce serait de ne servir à rien.
Avant de venir chez les Verts, tu as passé 10 ans à Nancy. Ça a été dur de partir ? C'était compliqué, surtout que je suis parti parce que ça ne fonctionnait pas avec l'entraîneur en place (Jean Fernandez, ndlr) qui ne me faisait pas du tout confiance. J'ai fait toute ma carrière à Nancy : je ne connaissais aucun autre club, aucun autre fonctionnement. En plus, je n'avais connu que très peu d'entraîneurs, parce que Pablo Correa est resté longtemps sur le banc. Donc les six premiers mois à Saint-Étienne ont été très…



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