Jonathan Beilin : "Football Manager était toujours allumé"

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Jonathan Beilin : "Football Manager était toujours allumé"
Jonathan Beilin : "Football Manager était toujours allumé"

Depuis quelques années, de plus en plus de clubs avouent utiliser l'immense base de données de Football Manager pour recruter des joueurs. En 2011, Jonathan Beilin, jeune recruteur de l'OGC Nice, était le premier en France à en parler. Pour le meilleur et pour le pire.

Comment tu es devenu recruteur à l'OGC Nice ? J'ai cru comprendre que tu avais un parcours atypique. C'était en 2009, je connaissais un ancien directeur sportif. Il m'a dit de contacter le nouveau. Mais le club n'avait pas d'argent pour embaucher un recruteur de plus. Alors j'ai proposé de faire six mois à l'essai non rémunéré, avec une potentielle promesse d'embauche si je me rendais indispensable et que mon travail était satisfaisant. Je n'avais que 24 ans et j'étais diplômé de l'European Business School à Paris. Donc rien à voir avec le foot. Sauf que le foot, c'est ma vie. Aujourd'hui encore, même si je ne travaille plus dans le milieu, je regarde dix à douze matchs par week-end. Tout ce qui me passe sous la main.
En 2011, tu avais déclaré que Nice avait utilisé Football Manager pour recruter Nemanja Pejčinović. Comment tu t'y étais pris, exactement ? En fait, en période de mercato estival, tous les jours, on te donne dix ou quinze noms. Un jour, dans une de ces listes, mon supérieur m'a parlé de Pejčinović. Et ce joueur-là, je le connaissais déjà depuis deux ou trois ans, de Football Manager. Direct, quand on m'a proposé ce nom, j'ai dit : quand on va regarder des vidéos, on sera tous d'accord. J'ai tilté tout de suite. En fait, il était parti en Allemagne, il ne jouait pas. Du coup, on a pu le recruter.
On a parlé de Monzón aussi. Oui, je m'occupais de tout l'étranger, sauf la Belgique et la Suisse. Ces championnats limitrophes étaient couverts par les recruteurs de Ligue 1 et Ligue 2. Et l'Argentine, c'était un championnat que je connaissais vraiment par cœur, aussi bien que la Ligue 1. À l'époque, on cherchait un latéral gauche offensif, et je suivais Monzón comme je suivais quatre ou cinq latéraux gauches en Argentine. Et Monzón, à un moment donné, je me suis rendu compte qu'il jouait moins. On a donc eu l'opportunité de le faire venir. Le marché des transferts argentin est fait de telle sorte que tous les quatre ou cinq mois, les prix peuvent varier de un à cinq millions selon les formes financières des clubs. Je suis parti en Argentine pour voir Monzón, et ça s'est fait comme ça. Alors à la base, Monzón, oui, c'est Football Manager. Mais après, il y a eu tous les filtres : les…


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