Jonah Lomu : "La vie est trop courte pour être trop sérieux"

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Jonah Lomu : "La vie est trop courte pour être trop sérieux"
Jonah Lomu : "La vie est trop courte pour être trop sérieux"

Le rugby a perdu sa légende. Jonah Lomu est décédé mercredi à Auckland (Nouvelle-Zélande), à l'âge de 40 ans, d'une crise cardiaque. L'ancien ailier des All Blacks avait accordé à Tampon! un entretien en septembre dernier. Sans regrets, ni amertume, il revenait sur sa carrière aussi fulgurante que frustrante. Une leçon de vie par un grand monsieur qui nous manque déjà.

Vous êtes né à Auckland, mais vous avez passé les six premières années de votre vie aux Tonga. Quel souvenir gardez-vous de cette époque ? Je me revois pieds nus, à courir partout, toujours en liberté. Il y avait aussi la mer et les bagarres. Je me souviens aussi de mes oncles et à quel point ils étaient gros. Mais je ne repense pas trop à cette époque. Je suis une personne qui regarde simplement ce qui se passe devant et qui poursuit son chemin.
Pourquoi vos parents ont-ils choisi de quitter les Tonga ? Ils voulaient nous donner une meilleure éducation et de meilleures opportunités. Cela n'aurait pas été possible là-bas. Mes deux parents travaillaient dans une usine. À Auckland, vous avez grandi dans l'un des quartiers les plus durs de la ville. Cette violence a-t-elle marqué votre personnalité ? Dans le coin où j'ai passé ma jeunesse, tout le monde connaît tout le monde, mais cela ne signifie pas que tu es en sécurité pour autant. Si tu baisses ta garde, tu peux avoir des ennuis. Et même si tu es sur tes gardes, des gens essaient quand même de te causer des ennuis. À South Auckland, si tu ne sais pas te battre, tu te fais tout le temps cogner. Donc, il fallait gagner le respect et cela prenait du temps, tout simplement parce que si tu montrais ne serait-ce qu'un instant de faiblesse, tu savais que les gens allaient en profiter. Je crois que ça m'a appris à être vigilant. J'y retourne parfois. Le problème, c'est que les choses dans ce quartier sont toujours les mêmes. Comme tout le reste, la situation empire avant de pouvoir s'améliorer.
Quelle place avait le rugby là-bas ? C'était un élément incontournable de la vie du quartier. Tout le monde aimait jouer. C'était aussi un bon apprentissage pour les enfants. On avait l'habitude de jouer sur le béton, dans la rue. Mais vous jouiez sans contact ? Ah non, on se plaquait (rires).
Vous pratiquiez d'autres sports ? J'ai commencé le rugby sérieusement à 14 ans. Avant, et même après, je me suis intéressé à d'autres sports : le kick-boxing, la boxe, l'athlétisme… Dans ma famille, on donne plutôt dans les sports de combat. L'un de mes cousins entraîne : Ray Sefo,…



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