Johnson chauffe James : le trash-talking de retour chez les Pistons

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La série entre les Detroit Pistons et les Cleveland Cavaliers est de plus en plus électrique. La sortie du rookie Stanley Johnson contre LeBron James après le match 2 ne va pas apaiser les choses.

Pour le moment, sur le terrain, il n’y a pas de match entre le vainqueur de la saison régulière à l’Est et le huitième. En effet, les Cavaliers mènent la série 2-0 et on ne voit pas comment ce premier tour pourrait échapper à la bande de LeBron James. Le Big Three - James, Love, Irving - tourne à plein régime. Néanmoins, l’ambiance est électrique sur le terrain où un duel physique et mental est en train de se mettre en place. Après le Game 1, l’entraineur des Pistons, Stan Van Gundy, n’a pas hésité à critiquer l’arbitrage qui protègerait un peu trop LeBron James. « Deux fautes sifflées ont irrité nos joueurs. Ils doivent comprendre ça. LeBron c'est LeBron. Ils ne siffleront pas de faute offensive sur lui. Il fait ce qu'il veut. Ils doivent comprendre ça ». Des déclarations qui lui ont coûté la bagatelle de 25 000 $. L’histoire n’en est pas restée là puisque le rookie des Pistons, Stanley Johnson, en a remis une couche à l’issue du match 2. Et la cible reste toujours le numéro 23 des Cavs « J’aimerais qu’il parle quand le match est à 0-0, pas quand ils ont 16 points d’avance. Ça aurait plus de signification, ça montrerait la confiance qu’il a. Ne parle pas après avoir réussi plusieurs tirs, ça, tout le monde peut le faire. » Un bon trash-talking comme les fans de NBA aiment.

Quand LeBron en rajoute, Johnson évoque les « cheerleaders » du banc

Il faut dire que l’attitude de James lors du deuxième match a de quoi faire réagir. Alors que dans les médias, la star de Cleveland essaye de ne pas rajouter de l’huile sur le feu - « Tout ce qui se passe en dehors de la salle n’a aucune signification pour moi. » -, son attitude sur le parquet montre le contraire. Au moment d’un temps mort, il n’a pas hésité à mettre un petit coup d’épaule à Johnson. Est-ce pour montrer qui est le patron ? En tout cas, à chaque panier marqué, LeBron donnait l’impression d’inscrire le shoot de la gagne en Finales NBA et montre les muscles. Idem pour le banc des Cav's, ce qui a le don d’irriter l'ailier rookie des Pistons : « Leur équipe tout entière ne fait que parler. C'est comme s'ils étaient leur propres cheerleaders sur le banc alors qu'il n'y a que sept ou huit joueurs qui ont du temps de jeu. Les autres pourraient tout aussi être en tribune ». Or, nous ne sommes qu’au premier tour contre une équipe de Detroit qu’on savait qu’elle ne poserait qu’un minimum de problèmes au vice-champion NBA 2015.

Futur héritier des Bad Boys de 1990 ?

Mais Detroit a, historiquement, cette réputation d’équipe qui utilise le vice, comme le trash-talking, quand son QI basket n’est pas aussi élevé que celui de son adversaire. Un jeu physique qui avait permis à la franchise du Michigan de devenir la hantise de Michael Jordan et de remporter deux titres de champion en 1989 et 1990. Une réputation de « Bad Boys » que la nouvelle génération incarnée par Stanley Johnson, huitième choix de la dernière Draft, est en train de perpétuer, à un degré moindre, dans cette série. Mais si Johnson considère qu’il « est dans la tête de Lebron », les statistiques d’ESPN montrent qu’il en faut plus pour déstabiliser le King : 6 sur 6 aux tirs quand le rookie du Michigan a défendu sur lui pendant le Game 2. Avec un troisième match cette nuit au Palace, coach Van Gundy a choisi d’apaiser les choses : « Il faut comprendre que c’est un gamin de 19 ans qui vit ça pour la première fois. Il faut le remettre en place après un match comme ça. On en a parlé, il sait ce que j’en pense ». Mais quand on connait l'orgueil de James, on peut parier sur un gros match du « Chosen One ». David Hernandez
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