John Terry n'a plus le blues.

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John Terry n'a plus le blues.
John Terry n'a plus le blues.

Mis à mal par Villas-Boas, mis au placard par Benítez, le capitaine de Chelsea semblait tout proche de la fin. Puis Mourinho est arrivé. Et Terry s'est retrouvé. Au point d'être peut-être redevenu, à 34 ans, le meilleur défenseur central de Premier League. Ouais, carrément !

La vanne est passée un peu inaperçu : "Je suis comme le bus londonien ". Signée John Terry. Traduisez : oui je vais à deux à l'heure, oui je fais partie du paysage, oui on annonce ma disparition depuis des lustres, mais oui je suis toujours là. Et même plus que jamais. C'est simple, cette saison, John Terry est redevenu tendance. Peut-être même ne l'a-t-il jamais été à ce point, et c'est tout de même assez curieux quand on songe que le capitaine des Blues promène tranquillement ses trente-quatre balais. Ok, ses deux buts coup sur coup à Stoke et face à West Ham en cette fin décembre ont ramené le leader historique en pleine lumière. Et rappelé qu'on avait peut-être fini par l'oublier. En bon VRP de ses protégés, José Mourinho ne s'est pas gêné pour le renvoyer à la face de tous ces satanés observateurs, impardonnables d'avoir enterré son skipper avant l'heure. "Actuellement, si nous sommes en tête du championnat, c'est en grande partie grâce à Terry. Pour moi, il joue tout simplement au même niveau qu'entre 2004 et 2007, quand j'étais là."

Évidemment, avec le Mou, un compliment est rarement gratuit, et le Portugais aime rappeler sa part dans la réussite de ses joueurs. Et s'il peut tacler un prédécesseur par la même occasion, pourquoi se gêner, surtout s'il s'appelle Rafael Benítez. "Quand je suis revenu l'an dernier, John était dans une période délicate, il ne jouait plus régulièrement. Mais je pense que nos méthodes de travail lui ont fait du bien. C'est important qu'il se sente affûté, en bonne condition. Et je le vois prendre bien soin de lui. Car après, c'est davantage de confiance." Évidemment, le compliment est très appuyé, peut-être même un poil surjoué. Reste que Mourinho ne se fout pas non plus de la gueule du monde. Car en coulisses, la prolongation de l'ami Terry (en fin de contrat en juin) ne serait qu'une affaire de jours. Et quand on songe que la saison dernière, Frank Lampard, qui ne demandait pas mieux, a été invité à aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte (une bêtise d'ailleurs, soit dit en passant), le geste est significatif de la confiance immense de Mourinho en son défenseur.
De meilleures stats qu'il y a dix ans
Cette foi en son capitaine ne repose pas sur les deux buts, aussi importants soient-ils, face à Stoke et West Ham, qui en font le deuxième défenseur le plus prolifique de l'histoire de la...




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