John Kerry invite les banques européennes à traiter avec l'Iran

le
0
    LONDRES, 13 mai (Reuters) - Le secrétaire d'Etat américain 
John Kerry a assuré aux banques européennes qu'elles ne devaient 
pas craindre de reprendre des relations commerciales avec 
l'Iran, sous réserve des vérifications d'usage sur leurs 
partenairs commeciaux et d'une activité "légitime". 
    Les banques européennes, dont certaines ont été sanctionnées 
dans le passé pour avoir enfreint les sanctions imposées à 
l'Iran, sont sceptiques à l'idée de renouer des relations 
commerciales avec le pays. Elles se sont montrées très prudentes 
depuis la levée de certaines sanctions en janvier. 
    "Nous voulons dire clairement que des activités légitimes, 
qui sont définies de manière claire dans l'accord, sont 
accessibles aux banques", a dit jeudi le secrétaire d'Etat en 
marge de la conférence contre la corruption organisée par le 
Premier ministre britannique David Cameron à Londres. 
    Neuf dirigeants des premières banques européennes étaient 
présents aux côtés du secrétaire au Foreign Office Philip 
Hammond, de l'émissaire américain au Commerce en Iran Norman 
Lamont et du secrétaire d'Etat iranien au commerce Sajid Javid. 
    Le président du directoire de Deutsche Bank  DBKGn.DE , John 
Cryan, le patron des opérations britannique de HSBC  HSBA.L  
Antonio Simoes, ainsi que David Mathers, directeur financier du 
Credit Suisse  CSGN.S  faisaient partie des partisans. 
    Des responsables de Standard Chartered  STAN.L  et BNP 
Paribas  BNPP.PA , deux établissements qui ont été condamnés à 
des amendes de plusieurs milliards de dollars pour avoir 
enfreint les restrictions commerciales, étaient aussi présents. 
    Dans le cadre de l'accord de Vienne de juillet 2015, l'Iran 
a accepté de limiter ses activités nucléaires en échange d'une 
levée des sanctions internationales à son encontre. 
    Mais les banques américaines ont toujours interdiction de 
commercer avec l'Iran, directement ou indirectement, dans le 
cadre de sanctions distinctes imposées par Washington à Téhéran 
pour soutien au terrorisme et violations des droits de l'homme. 
    Les Etats-Unis interdisent par ailleurs aux banques 
étrangères de régler leurs transactions en dollars avec l'Iran 
par l'intermédiaire d'une banque américaine.   
    Il n'est pas certain que les encouragements de John Kerry 
suffisent à rassurer les banques européennes. 
    La Société générale a déclaré qu'étant donné les 
"incertitudes persistantes", le groupe français ne comptait pas 
reprendre d'activités commerciales avec l'Iran. "Les différences 
entre les systèmes américain et européen entraînent des risques 
opératoires pour les établissements financiers", ajoute la 
banque. 
 
 (David Brunnstrom; Julie Carriat pour le service français, 
édité par Danielle Rouquié) 
 

Valeurs associées
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant