Johann Authier : " Oyonnax s'en sortira grâce au collectif "

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Johann Authier : " Oyonnax s'en sortira grâce au collectif "
Johann Authier : " Oyonnax s'en sortira grâce au collectif "

Entraîneur des Espoirs de l'USO en début de saison, Johann Authier a pris la succession d'Olivier Azam, écarté il y a quelques semaines. L'ancien demi de mêlée revient sur sa prise de fonctions et sur les prochaines échéances d'Oyonnax, à commencer par le déplacement aux Saracens samedi.

Johann Authier, quelles sont vos priorités depuis votre arrivée alors qu’Oyonnax a raté son début de saison ?
C’est de retrouver un collectif, d’essayer d’être fort sur les bases et ce qui faisait notre force avant, donc la conquête, et un jeu un peu plus précis. J’essaie d’amener ma patte mais il faut que les joueurs adhèrent pour aller tous dans le même sens. Ça passe par trouver un cadre un peu plus précis où les joueurs vont pouvoir se retrouver. Je suis plus sur un coaching participatif, mais il faut être précis et en ce moment, on manque de précision. C’est ce qui m’énerve le plus.

Comment expliquez-vous une telle différence entre cette saison et la dernière ?
Disons qu’il y a eu une fin de cycle, avec tout un staff qui est parti et l’arrivée de nouveaux joueurs, entre 15 et 17 je crois. Il a fallu s’adapter à un nouveau staff, qui avait un nouveau projet de jeu. Il faut donc retrouver de nouveaux repères. Je pense que le club d’Oyonnax est un club particulier avec un fonctionnement particulier. On s’en sortira grâce au collectif et non aux individus. On est pour le moment sur courant alternatif.

« On doit se comporter comme des professionnels »

Vous comptez deux défaites en Champions Cup (24-18 à Toulouse et 10-45 face aux Saracens). Quel est désormais l’objectif de votre club dans cette compétition ?
C’est de figurer du mieux possible. On joue tous les matches pour les gagner. Là, on joue les cadors du championnat anglais (les Saracens), une référence sur la scène européenne. L’objectif sera de montrer notre vrai visage. Après, on sait bien que la Coupe d’Europe n’est pas notre priorité mais chaque match est abordé pour le gagner. Sinon, on ne serait pas des compétiteurs et on ne serait pas une équipe de haut niveau.

Votre équipe sera remaniée face aux Saracens. Faites-vous l’impasse sur ce match ?
Par la force des choses, on a mis l’équipe qui est à même de jouer ce match-là, car on a beaucoup de blessures. Non, on ne fait pas l’impasse. On fait juste avec les forces en présence, et elles ne sont pas nombreuses.

« On a joué comme des enfants »

Vous avez eu des mots durs envers vos joueurs après la défaite contre les Saracens. Pourquoi un tel discours ?
Parce que le contenu n’est pas assez bon. J’ai été dur sur le contenu, pas sur leur rendement. A froid, je le répète encore « on a joué comme des enfants. » Quand on affronte ce qui se fait de mieux dans le rugby européen, il faut avoir le moins de déchet possible. On n’a pas le rendement qu’on devrait avoir. Nous sommes des professionnels, c’est notre métier. On doit se comporter comme des professionnels. Ça aurait été leur mentir si je leur avais dit qu’ils avaient été bons.

Après cette déroute de la semaine passée, vous avez accordé quatre jours de repos à vos joueurs. Quel était le but de cette décision ?
On a des congés imposés par la Ligue, et je préfère les faire passer sur les semaines de Coupe d’Europe que sur celles de championnat de France.

Guillaume MARION

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