Joël Cantona : "Dupraz ne va pas apprendre le métier à Bielsa"

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Joël Cantona : "Dupraz ne va pas apprendre le métier à Bielsa"
Joël Cantona : "Dupraz ne va pas apprendre le métier à Bielsa"

Promoteur du beach soccer en France, Joël Cantona est un adepte du beau jeu. Sur la plage du Canet en Roussillon, Joël s'arrête autour de quelques sangrias, pour parler retournés dans le sable, équipe de France et Marcelo Bielsa.

D'où vient cet amour de la famille Cantona pour le football de plage ? J'ai découvert le sport au Brésil en 1999, à Rio de Janeiro. J'ai tout de suite aimé le côté fun, mais sans plus. Derrière, en y réfléchissant, je me suis dit que ça serait pas mal de développer ce sport à fort potentiel en Europe. Comme on a l'habitude de travailler en famille, j'en ai parlé à mon frangin Jean-Marie, l'aîné, puis à Eric. Ils ont été séduits par l'originalité du projet. On a profité du fait que beaucoup de sports comme le BMX ou le ski de bosse se créaient à l'époque pour une génération en quête de nouvelles pratiques. Nous, on s'est lancés dans l'aventure à la force du poignet. En devenant sélectionneur, Eric a donné ses lettres de noblesse au beach soccer, il a contribué à faire grandir le sport dans le monde entier grâce à son image et sa personnalité.
On se souvient notamment du titre de champion du monde en 2005 Oui, mais il y a aussi eu d'autres grands moments. Avec la fédération, on a par exemple organisé la Coupe du monde 2008 à Marseille. Cela a été un succès considérable. 177 000 spectateurs pour 32 matchs répartis sur neuf jours de compétition, avec un central de 7000 places plein à craquer sur les plages du Prado. La France a été éliminée assez tôt contre l'Italie, mais le stade n'a pas désempli, ça a vraiment donné une impulsion décisive. Mais bon, il reste encore du chemin. Personnellement, ça fait plus de quinze ans que je m'investis en tant que promoteur, mais ça prend du temps. Déjà, c'est pas mal : en dix ans, on a réussi à faire passer ce sport d'une discipline privée, gérée par la beach soccer worldwide, à une discipline FIFA qui regroupe plus de 75 pays. Eric le dit tout le temps, c'est le sport qui a connu l'ascension la plus rapide au monde.
Il reste quoi à faire ? On n'est pas en retard mais on n'est pas en avance non plus sur le plan mondial. Le problème numéro 1, ce sont les infrastructures. Aujourd'hui, on a seulement 60 terrains référencés en France. L'objectif c'est d'en avoir plus de 200 dans cinq ans. Si tu fais de la natation, il faut bien une piscine ! L'avantage, c'est qu'un terrain de beach, ça ne coûte pas très cher, entre 50 000 et 120 000 euros selon les cas. Par ailleurs, on a aussi besoin d'une équipe de France forte. Aujourd'hui, elle est…


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