Joaquín Larrivey, ce mal-aimé

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Joaquín Larrivey, ce mal-aimé
Joaquín Larrivey, ce mal-aimé

Seul buteur au match aller au Camp Nou contre le Barça, Joaquín Larrivey a enfin récolté quelques paillettes. Arrivé presque par hasard dans le foot, il est surtout détesté de son club formateur, celui d'Huracán. Retour sur un drôle de parcours.

C'est au départ l'histoire d'un garçon qui n'avait rien à faire dans le football. Ou plutôt, qui avait tout pour ne pas finir footballeur. Dans un pays où on vante souvent le mérite de certains après leur enfance chaotique passée à jongler sur les potreros, ces terrains vagues où on prend des coups, beaucoup, et on joue au foot, aussi, Joaquín Larrivey était ailleurs. Dans les études. Au pays de Perón et Maradona, naître d'un père dentiste et d'une mère professeur vous envoie en effet tout droit vers le rugby ou le polo. Et puis, aussi un peu, vers les études et d'autres perspectives, dites plus " nobles " par certains, que courir sur un rectangle vert pour mettre un ballon dans les filets. Mais c'est parce que le petit Joaquín a du caractère et écoute sa passion qu'il plonge dans le foot après quelques années d'études. Il explique après coup : " En réalité, je n'ai jamais pensé devenir professionnel. J'étais vraiment loin de tout ça. Le foot était juste un divertissement pour moi. C'est seulement à 17 ans, alors que je poursuivais mes études normalement, qu'est arrivée l'opportunité d'intégrer Huracán. J'y suis allé sans penser que ça me mènerait si loin ".
La malédiction d'Huracán
13 ans plus tard, Joaquín est en effet "arrivé". En novembre dernier, l'attaquant vedette du Celta Vigo trompe tous les pronostics en inscrivant le seul but du match contre le Barça, au Camp Nou (0-1). Mais aucune effusion de joie n'est à chercher du côté d'Huracán, qui a décidé de tirer un trait sur l'animal qu'il a formé. Oui, lors d'un retour temporaire au pays, au Vélez Sársfield, en 2009, après une première expérience ratée en Europe, il a foutu, bien malgré lui, le bordel dans son club formateur. Le Vélez et Huracán se disputent le titre, mais, suite à cette soirée du 5 juillet 2009, la littérature sportive accole à Larrivey les termes de " vol ", de " scandale ". L'arbitre de la rencontre, Gabriel Brazenas, multiplie les erreurs, fait monter la tension, certes, mais Joaquín représente bien pour Huracán la goutte de fernet coca de trop. En touchant le gardien Gaston Monzón, il laisse surtout le champ libre à Maximiliano Moralez, à la 83e, pour le seul but de la rencontre, synonyme de sacre pour le club du Limiers et de perte du titre pour Huracán, avec un certain Javier Pastore sur le terrain ce jour-là.

Si depuis, Larrivey a explosé au Rayo Vallecano...




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