JO: une journée à oublier pour le canoë-kayak français

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par Olivier Guillemain

DORNEY, Angleterre (Reuters) - Après les belles médailles d'or la semaine dernière de Tony Estanguet et d'Emilie Fer, le canoë-kayak français a vécu mercredi une sale journée sur le lac d'Eton lors des épreuves de course en ligne.

Certes, ces céistes ou kayakistes n'ont rien à voir avec leurs compères du slalom qui évoluent en eau vive mais ils font quand même partie de la même famille.

Et au douzième jour de compétition des JO de Londres, cette famille a vécu un drame et une petite humiliation, en à peine mois d'une heure.

Mathieu Goubel, favori pour le titre olympique de la course en ligne en canoë monoplace disputée sur 1.000 m, a d'abord craqué en finale pour échouer à la cinquième place.

Peu après, le deuxième bateau français engagé du jour, le kayak à quatre féminin a terminé bon dernier de sa course à la médaille.

Si Marie Delattre-Demory, Sarah Guyot, Joanne Mayer et Gabrielle Tuleu étaient à leur place, Mathieu Goubel ne l'était pas du tout.

Meilleur temps des demi-finales, le Boulonnais âgé de 32 ans a pris un départ canon pour pointer en tête aux premiers 250 mètres.

Repris à mi-course puis toujours à la lutte pour une médaille aux 750 mètres, le Français a littéralement explosé dans l'emballage final, incapable de pagayer aussi fort qu'en début de course.

"DANS LE COSMOS"

"A 50 m de la ligne j'ai eu un coup de pagaie vraiment compliqué. Tout le gainage a lâché et je commençais vraiment à être dans le cosmos", a-t-il expliqué à l'issue de sa finale.

"A la fin, je ne pouvais plus bouger. Quelque part cela me fait dire que j'étais dans ce que je devais faire, en termes d'efforts. Maintenant c'est vrai que je suis déçu que le résultat ne soit pas au bout", a-t-il ajouté.

Heureusement pour le Boulonnais, l'occasion lui sera donnée dès vendredi de peut-être ne pas quitter les JO de Londres sur ce goût amer, lorsqu'il s'alignera sur les séries de la course en ligne sur 200 m.

Pour les Françaises engagées mercredi à Eton, la déception était d'autant moins grande que leur niveau ne leur permettait pas de rêver à un quelconque podium.

Quasiment hors-course dès le départ, le quatuor a terminé en huitième et dernière position, à près de cinq secondes du kayak hongrois, médaillé d'or.

"Honnêtement, on a fait ce qu'on pouvait. On était mortes aux 400 m", a estimé Sarah Guyot juste après la finale.

"Il nous a manqué de la puissance. On n'en pouvait plus. Mais voilà, on est jeunes et le fait d'avoir disputé une finale olympique, c'est quand même une grande fierté et un gain d'expérience pour la prochaine olympiade", a ajouté l'étudiante en kiné d'origine bretonne.

Edité par Jean-Paul Couret

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