JO: une, deux ou trois médailles pour la France ?

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TSONGA ET LLODRA VONT TENTER DE DÉCROCHER L'OR
TSONGA ET LLODRA VONT TENTER DE DÉCROCHER L'OR

par Olivier Guillemain

LONDRES (Reuters) - La France est assurée samedi de décrocher au moins une médaille olympique au tennis, deux si jamais les dieux de Wimbledon sont cléments et peut-être trois si l'aviron récidive.

Huit ans. Cela fait huit ans que le tennis français attend qu'un ou une mousquetaire soit récompensée aux JO, depuis l'argent d'Amélie Mauresmo décroché à Athènes.

Samedi, dans le mythique stade de Wimbledon, cette statistique s'effacera fatalement lorsque Jo-Wilfried Tsonga et Michaël Llodra entreront sur le court pour tenter de décrocher l'or, en finale du double masculin.

Sortis victorieux vendredi d'un match épique face à la paire espagnole David Ferrer-Feliciano Lopez, avec un billet acquis de haute lutte à 18-16 dans la dernière manche, les Français auront toutefois fort à faire, étant donné le pedigree de leurs adversaires.

Numéros uns mondiaux de cette discipline, vainqueurs de onze titres en Grand Chelem ensemble, les deux frères Bryan sont tout simplement ce qui se fait de mieux dans le milieu.

Mais si jamais le double français semble avoir peu de chances de l'emporter face aux Américains, le tennis tricolore tient toutefois dans sa main une paire d'as, Julien Benneteau et Richard Gasquet, battus vendredi par les jumeaux californiens.

Dans la petite finale de ce Wimbledon "bis" disputé seulement quelques semaines après le célèbre tournoi du Grand Chelem, ils tenteront certainement tout pour décrocher du bronze face à des Espagnols, peut-être un peu émoussés par leur marathon de la veille.

"CE BATEAU A UN POTENTIEL MAGNIFIQUE"

Moins connus que les très médiatiques tennismen français sous les feux des projecteurs toute l'année, deux anonymes rêveront samedi de se parer d'or dans le prestigieux lac d'Eton, un lieu bucolique situé à une quarantaine de kilomètres à l'ouest de Londres.

Les deux jeunes hommes en question s'appellent Jérémie Azou et Stany Delayre et font de l'aviron, précisément du deux de couple poids léger. Leur principal fait d'armes, cette saison, est d'avoir remporté une Coupe du monde à Lucerne.

Leur objectif? Prouver que l'aviron français, que l'on disait moribond avant même le début des JO de Londres, a encore des belles émotions à faire vivre au public, au lendemain de la médaille d'argent décrochée par leurs aînés Germain Chardin et Dorian Mortelette en deux sans barreur.

"Ce bateau a un potentiel magnifique", estime d'ailleurs Pascal Berrest, chef d'équipe de l'aviron.

"Autant en deux sans barreur la médaille d'or était impossible à aller chercher, autant là, ce sera vraiment une course très ouverte", a-t-il prédit.

En athlétisme, plusieurs Français seront engagés samedi dont Antoinette Nana Djimou, qui tentera de finir très fort les dernières épreuves de l'heptathlon pour décoller de son actuelle 11e place.

La vice-championne du monde de saut à la perche en salle, Vanessa Boslak, fera elle son entrée à Londres en phase de qualifications.

Sinon Emmie Charayron, Jessica Harrison et Carole Péon entreront en lice au triathlon, une épreuve qui se disputera dans le splendide décor de Hyde Park.

Du côté des sports collectifs, les "Experts", déjà qualifiés pour les quarts de finale du tournoi de handball masculin, seront opposés à l'Islande, avec en ligne de mire un quatrième succès d'affilée dans l'épreuve olympique.

Leurs homologues du basket, bien partis pour terminer deuxièmes de leur poule derrière les intouchables Américains et passer au prochain tour, se frotteront quant à eux à la Tunisie.

Edité par Chrystel Boulet-Euchin

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