JO: un concours "comme un autre" pour le perchiste Lavillenie

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par Chrystel Boulet-Euchin

LONDRES (Reuters) - Renaud Lavillenie a visiblement décidé de ne se mettre aucune pression avant d'entamer, mercredi, les qualifications du concours olympique de saut à la perche.

Le Français de 25 ans, champion du monde en salle et double champion d'Europe en plein air, affirme prendre cette compétition comme "n'importe quelle autre".

"Des JO, ça se gère comme toute les autres compétitions. Comme d'habitude, l'objectif est de passer les qualifications. Les Jeux, c'est une particularité si on lui donne une particularité", a assuré lundi le champion en conférence de presse.

Jean Galfione, sacré à Atlanta en 1996, lui a d'ailleurs donné ce conseil: "faire comme d'habitude". "Tu le fais très bien, continue", lui a soufflé son aîné.

Renaud Lavillenie se montre toutefois prudent, en dépit de son statut de favori.

"Ce n'est pas parce qu'on est favori et qu'on est celui qui a sauté le plus haut dans l'année qu'on va avoir la médaille d'or. On peut passer de l'exploit à l'échec en très peu de temps", a-t-il souligné.

"J'ai fait ce qu'il fallait pour être prêt. Maintenant, on en profite au maximum. Le concours sera dense, je suis serein et confiant car j'ai fait une belle saison."

Le Clermontois reste cependant sur deux échecs dans des concours - certes mineurs - mais se présente à Londres fort de neuf victoires cette année.

"AMBITION DE MÉDAILLE"

"Si, moi, je perds ma confiance après deux échecs, que devraient dire ceux qui n'ont rien gagné. Ma confiance repose sur ma saison. Je suis en forme, parfaitement préparé", dit encore Renaud Lavillenie.

"Je me sens comme un sauteur à la perche avec une ambition de médaille."

Révélé en 2009 par une victoire aux championnats d'Europe, ce petit gabarit - 1m77 pour 70 kg - a ensuite fait sensation en devenant en juin 2009 le premier Français à franchir la barre des six mètres, en passant 6,01m.

D'un calme olympien donc, il semble prêt à se jeter dans le grand bain d'un concours dont la finale se déroulera vendredi.

Il n'a pas encore mis les pieds au stade olympique mais il s'y rendra lundi soir pour voir sa compatriote Vanessa Boslak, vice-championne du monde en salle cette année, disputer la finale de la perche féminine.

"J'irai pour voir le concours mais aussi pour m'imprégner de l'ambiance. Il paraît qu'il y a 80.000 personnes dès les qualifications. Cela doit être impressionnant", a-t-il conclu.

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