JO: Ugo et Automne au 7e ciel, l'étoile Flessel en hiver

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UGO LEGRAND OFFRE SA SIXIÈME MÉDAILLE À LA FRANCE
UGO LEGRAND OFFRE SA SIXIÈME MÉDAILLE À LA FRANCE

LONDRES (Reuters) - Un vent de fraîcheur a continué à souffler lundi à Londres sur le judo français avec les médailles de bronze d'Automne Pavia et Ugo Legrand, tous deux 23 ans, au cours d'une troisième journée des Jeux olympiques qui a vu Laura Flessel, éliminée dans le tournoi d'épée, prendre sa retraite sportive.

En attendant les finales de la natation en début de soirée, avec Yannick Agnel sur 200 m nage libre et Camille Lacourt sur 100 m dos, la France occupe le quatrième rang au classement des nations, avec six médailles, dont deux d'or.

Pour ses premiers Jeux, Automne Pavia a montré qu'elle était peut-être au printemps d'une grande carrière. Battue en demi-finale des moins de 57 kg par la super favorite japonaise Kaori Matsumoto, la sociétaire de l'US Orléans a décroché le bronze grâce à deux pénalités infligées à la Hongroise Hedvig Karakas.

Kaori Matsumoto a, elle, apporté son premier titre au judo nippon, sur lequel le soleil tardait à se lever depuis le début des Jeux.

Déjà en bronze aux derniers Mondiaux, Ugo Legrand a imité sa partenaire de club quelques minutes plus tard en ravalant la déception d'un échec en quart pour infliger un spectaculaire waza-ari au numéro un mondial sud-coréen Wang Ki-chun en prolongations ("golden score").

Le titre est revenu au Russe Mansur Isaev, qui a privé le Japon d'un doublé en battant Riki Nakaya en finale.

Avec ces deux nouveaux podiums, le judo tricolore totalise déjà trois médailles en trois jours, toutes du même métal, pour la plus grande joie du président François Hollande, présent dans les tribunes.

LES LARMES DE FLESSEL

A quarante ans, presque autant que les deux "bleus" du jour réunis, Laura Flessel rêvait d'une pareille apothéose pour ses cinquièmes et derniers Jeux.

Mais seize ans après ses deux titres à Atlanta, la "guêpe" a baissé la garde face à la Roumaine Simona Gherman en huitième de finale du tournoi d'épée. La porte-drapeau de la délégation tricolore, qui a laissé couler des larmes d'émotion, est désormais une jeune retraitée.

"C'est toujours difficile de dire au revoir après 25 ans de haut niveau mais ça a été une belle aventure. Aujourd'hui, je suis contente et fière de la petite Guadeloupéenne qui a réussi tout ça", a-t-elle dit.

Si la reine Laura Flessel a tiré sa révérence, le roi Roger Federer a montré qu'il n'abandonnerait pas facilement son trône à Wimbledon.

Julien Benneteau, qui avait mené deux sets à zéro face au Suisse il y a un mois sur le gazon britannique -un score qui aurait été synonyme de qualification cette fois- n'a pas vu le jour malgré le retour du soleil sur le All England Club après un dimanche perturbé par la pluie (6-2 6-2).

En sports collectifs, tout s'est joué dans les dernières secondes pour les Françaises.

Les basketteuses ont confirmé leur bon début du tournoi en battant l'Australie 74-70 après prolongations, même si elles ont concédé une invraisemblable égalisation au buzzer du temps réglementaire, sur un tir à trois points d'une Australienne depuis son propre camp.

Les handballeuses n'ont pas connu une issue tout à fait aussi heureuse face à l'Espagne (18-18). Mais aussi empruntées qu'elles avaient été solides lors de leur exploit contre la Norvège, menées pendant presque toute la rencontre, elles ont arraché l'égalisation grâce à Allison Pineau à quelques secondes du terme.

COUAC

Le match des handballeuses s'est joué devant des tribunes apparemment bien remplies, ce qui n'a pas été le cas de toutes les compétitions du week-end.

Les organisateurs des Jeux de Londres ont multiplié les initiatives lundi pour tenter de garnir les gradins des stades et sites olympiques, dont le faible remplissage rend furieux les Britanniques, frustrés de n'avoir pu obtenir des billets.

Le comité d'organisation (Locog) s'est dépêché de proposer les sièges vides à des soldats et des étudiants, mais lundi matin, on pouvait encore apercevoir des tribunes clairsemées pour l'haltérophilie, le volley-ball ou l'escrime.

Et ceux qui ont raté le sacre du Hongrois Aron Szilagyi dimanche soir en sabre masculin ont également manqué un nouveau couac de l'organisation des Jeux, qui a diffusé un hymne national hongrois massacré à contretemps.

Enfin, le footballeur suisse Michel Morganella n'aura, lui, plus accès aux sites olympiques: le joueur a été exclu lundi pour avoir publié sur Twitter un commentaire jugé raciste après la défaite de son équipe face à la Corée du Sud.

Tangi Salaün pour le service français, édité par Jean Décotte

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