JO: "triplé magique" des Français en ski cross

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TRIPLÉ POUR LES BLEUS EN SKI CROSS À SOTCHI
TRIPLÉ POUR LES BLEUS EN SKI CROSS À SOTCHI

ROSA KHUTOR, Russie (Reuters) - Jean-Frédéric Chapuis, Arnaud Bovolenta et Jonathan Midol ont offert jeudi à la France dans l'épreuve de ski cross son premier triplé lors de Jeux olympiques d'hiver et lui ont permis de battre avec 14 médailles son record de récompenses.

Dans une épreuve qui mêle vitesse, technique et agressivité entre les quatre skieurs de chaque course, Jean-Frédéric Chapuis, champion du monde en titre, a conquis la médaille d'or, Arnaud Bovolenta, celle d'argent, et Jonathan Midol, celle de bronze.

Le quatrième finaliste, le Canadien Brady Leman, est tombé.

Le quatrième Français engagé, Jonas Devouasseux a été éliminé dans un quart de finale dont il a pris la troisième place derrière Chapuis et Midol.

"On a fait un triplé magique", a dit Jonathan Midol.

"On est un peu émus de pouvoir partager ce podium à trois. On est de très bons copains. Même dans un rêve, ça ne finit pas mieux", a déclaré au pied de la piste Jean-Frédéric Chapuis.

"Je m'étais fixé cet objectif dès le début de la saison. J'avais fait de bonnes courses. Après j'ai eu un petit passage à vide mais je me suis bien préparé. Et puis arriver à remplir cet objectif c'est parfait", a ajouté le champion du monde en titre qui a fini premier des quatre courses qu'il a disputées jeudi.

CONCURRENTS MAIS FRANÇAIS

Après avoir survolé les huitièmes, les quarts et les demi-finales, les trois Français ont vécu un moment particulier aux portes du départ de la finale.

"On ne s'est rien dit. On s'est juste félicités d'être en finale. On restait quand même des concurrents", dit Jonathan Midol.

"On s'est pas trop regardés. On s'est serré la main et on a tous pensé à aller à fond", ajoute Arnaud Bovolenta.

Le médaillé d'argent précise que les trois n'avaient "pas vraiment" mis au point un plan pour contrer Brady Leman.

"Ca faisait deux tours que je l'avais avec moi. Je le voyais assez rapide. En demi, j'ai vu que j'étais revenu derrière lui à fond dans le petit dévers. J'ai dit, allez, allez il y aura moyen".

Jean-Frédéric Chapuis n'a laissé à personne le soin de faire le récit de la course.

"En finale, je pars bien devant et tout d'un coup je vois une fusée qui passe à côté de moi. C'est Arnaud. Je me dis super, c'est quand même un Français", dit-il.

"Je me mets derrière l'aspiration. J'envoie de nouveau et, là, il fait des petites fautes, je suis un peu plus vite. Du coup, je le redépasse proprement", ajoute-t-il.

Le seul risque pour les deux premiers n'est plus alors que de se faire chuter mais ils en sont conscients.

"L'objectif c'était quand même de ne pas se faire tomber entre nous on est quand même des Français", explique le champion olympique.

Mission accomplie. "Dernier saut, je suis toujours devant. Je savoure le moment et quand je me retourne je vois que les trois Français sont là. Je me dis c'est quoi ça. C'est un rêve", conclut-il.

Jean-Paul Couret pour le service français

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