JO: Teddy Riner rêve désormais de vacances

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APRÈS SON TITRE OLYMPIQUE, TEDDY RINER RÊVE DE VACANCES BIEN MÉRITÉES
APRÈS SON TITRE OLYMPIQUE, TEDDY RINER RÊVE DE VACANCES BIEN MÉRITÉES

par Chrystel Boulet-Euchin

LONDRES (Reuters) - Quatre ans de travail pour décrocher l'or olympique font dire au judoka français Teddy Riner qu'il ne rêve désormais que d'une chose: de vacances.

Après quatre saisons d'abnégation, le quintuple champion du monde est entré vendredi dans la légende des poids lourds en devenant champion olympique et compte bien rejoindre, dès la fin des Jeux de Londres, sa Guadeloupe natale.

"Les vacances, ça va être trois ou quatre mois minimum, peut-être six. J'ai envie de me la dorer au soleil en Guadeloupe, et de faire tout ce qui m'était interdit, comme du jet-ski", a dit le colosse de 2,04m après être descendu du podium.

"Je suis super fier de ce que j'ai accompli mais, tous les matins, il fallait se lever et c'est un travail de longue haleine. Ces derniers jours, je ne dormais pas la nuit. Le doc' me donnait des cachetons", a-t-il encore expliqué dans un grand éclat de rire.

Teddy Riner s'est également réjoui du nombre de supporters français qui on fait le déplacement dans la capitale britannique, s'exclamant: "Je n'ai pas senti que j'étais à Londres mais plutôt à Paris."

"AVANCER PAS À PAS"

Il faut dire que le dojo de l'ExCel avait parfois des airs de Palais omnisports de Paris-Bercy, tant le camp français donnait de la voix pour le champion.

Tout aussi heureux que Teddy Riner était son entraîneur, Benoît Campargue, qui le suit depuis qu'il est cadet. Pour l'occasion il portait de magnifiques chaussures dorées -que le judoka a embrassées après sa victoire finale- et une cravate assortie.

"Le plan était d'être prudent et d'avancer pas à pas, de se concentrer vu les attentes de l'opinion publique. Il y avait un petit peu d'appréhension, c'est normal vu la pression qu'il avait sur les épaules, tout le monde le donnait gagnant d'avance", a dit l'entraîneur national.

"Il n'était pas là pour faire le spectacle mais pour gagner. Il est resté prudent et il est champion. Le judo, c'est ce qui l'anime depuis toujours et quand on est champion, on est boulimique", a ajouté celui qui fut champion d'Europe.

Campargue a estimé que la défaite de Riner à Pékin il y a quatre ans, et celle encaissée à Tokyo en 2010 avaient certainement été un mal pour un bien.

"Ça l'a marqué au fer rouge mais cela lui a permis de devenir champion olympique", a conclu le technicien.

Edité par Jean Décotte

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