JO: Steeve Guénot et Hamilton Sabot, du bronze dans la grisaille

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LE BRONZE DU LUTTEUR STEEVE GUÉNOT POUR ILLUMINER LA JOURNÉE DES BLEUS
LE BRONZE DU LUTTEUR STEEVE GUÉNOT POUR ILLUMINER LA JOURNÉE DES BLEUS

par Mario Andres

LONDRES (Reuters) - La grisaille qui s'est abattue mardi sur Londres a un peu rejailli sur l'équipe de France olympique, seulement illuminée par deux lueurs: les médailles de bronze glanées par Steeve Guénot à la lutte et Hamilton Sabot en gymnastique.

Champion olympique à Pékin, le sextuple champion de France de lutte gréco-romaine a tenu son rang dans la catégorie des 66 kg en montant à nouveau sur le podium.

Souvent critiqué depuis quatre ans pour son manque de résultats, le Français a livré un ultime combat exemplaire, toujours en position d'attaquant, qu'il a finalement remporté par deux manches à zéro face au Cubain Pedro Isaac Mulens Herrera.

"Elle n'est pas aussi belle que la dernière, mais je termine sur une victoire, j'ai fait ma lutte. Je suis soulagé, c'était ma dernière compétition en moins de 66 kg. Ensuite, je monte de catégorie. Plus de régime!", a-t-il souri.

Si cette nouvelle médaille du cadet des Guénot n'est en rien une surprise, il n'en est pas de même de celle remportée par Hamilton Sabot aux barres parallèles.

Qualifié pour la finale de justesse, l'étudiant kiné de 25 ans que personne n'attendait à ce niveau, pas même ses adversaires, a livré une prestation de haute volée pour se voir gratifier de la note de 15,566.

Sans un salto légèrement déséquilibré, suivi d'une réception délicate, Hamilton Sabot aurait même pu disputer l'or, revenu au Chinois Feng Zhe (15,966), ou encore l'argent, remporté par l'Allemand Marcel Nguyen (15,800).

"Je suis hyper heureux, surtout du mouvement que j'ai réussi à produire. Avec une telle performance, je méritais largement le score que j'ai eu", a déclaré le Français à l'issue de sa finale.

"Comme quoi, tout peut arriver dans une finale olympique. Tous les favoris n'ont pas été présents et moi, je suis entré avec un état d'esprit de conquérant", a ajouté l'Antibois.

FINI POUR LES HANDBALLEUSES

Un état d'esprit dont peuvent se targuer les basketteuses françaises: elles se sont qualifiées pour les demi-finales du tournoi olympique en battant la République tchèque au terme d'un match à suspense (71-68) et défieront la Russie pour une place en finale.

Ces belles prestations, qui étoffent le bilan tricolore pour le porter à 28 médailles, n'effacent pas totalement quelques déceptions, et notamment la plus amère: la défaite des handballeuses face au Monténégro d'un but (23-22), un penalty inscrit à la dernière seconde.

Huit mois après leur échec en finale du Mondial au Brésil, les Bleues ont vécu une nouvelle désillusion en lettres majuscules après avoir pourtant survolé la phase de poules en s'offrant le scalp de la Norvège, championne olympique en titre.

"C'est une immense déception, un énorme gâchis qui s'est joué à rien", a confié à l'issue de la défaite Allison Pineau.

Même désillusion en boxe, où ni Alexis Vastine, ni Nordine Oubaali n'ont pu franchir le cap des quarts de finale et briguer le podium.

Alexis Vastine a subi le sort le plus cruel puisqu'il a terminé à égalité de points avec le champion du monde ukrainien, Taras Shelestyuk, finalement désigné vainqueur dans la controverse.

Oubaali ne montera pas non plus sur le podium après avoir échoué face à l'Irlandais Michael Conlan.

Mickaël Bourgain était la dernière chance de médaille française dans le vélodrome de Stratford, mais le médaillé de bronze de la vitesse à Pékin n'a pu se glisser en finale du keirin, échouant dès le deuxième tour pour terminer 8e.

Au stade olympique, le 200 mètres a, chez les hommes comme chez les femmes, promis de jolies embellies à l'équipe de France: Christophe Lemaitre a largement dominé sa série en 20"34 et Myriam Soumaré est "entrée chez les grandes" en gagnant sa place pour la finale.

Edité par Jean Décotte

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