JO: Pierre-Edmond Piasecki donne rendez-vous dans quatre ans

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par Olivier Guillemain

LONDRES (Reuters) - Le Français Pierre-Edmond Piasecki, sixième de la finale du tir à la carabine à 10 m lundi aux JO de Londres, n'a exprimé aucun regret à l'issue de sa performance, préférant plutôt prendre immédiatement date pour les prochains Jeux de Rio.

Qualifiée sur le fil dans la matinée pour sa première finale olympique, le carabinier alsacien de 27 ans a traîné comme un boulet son score des séries éliminatoires qui le plaçaient avant même de tirer pour une éventuelle médaille à trois points de l'or et de l'argent, et à deux du bronze, un gouffre dans cette discipline.

"Très honnêtement, je ne peux pas avoir de regrets. J'ai tiré une excellente finale, je réalise le deuxième meilleur score, j'ai de quoi être satisfait", a expliqué à l'issue de sa finale celui qui aime se faire appeler "Pep", en référence à ses initiales.

"Ce matin, à l'issue des qualifications, je savais que ce serait très dur de revenir sur le podium. Une médaille de bronze était peut-être à ma portée mais bon, c'est comme ça. J'ai remonté deux places, j'ai fait le maximum mais ce handicap de départ était trop important."

"Je n'ai pas de regrets et je n'ai rien à ne me reprocher", a ajouté celui qui partage sa vie entre la France et l'Allemagne, un deuxième pays d'adoption dont est originaire sa compagne, une ancienne championne d'Europe de tir.

S'il n'est pas parvenu à décrocher une deuxième médaille olympique pour le tir français au lendemain de celle d'argent glanée au pistolet à 10 m par Céline Goberville, Pierre-Edmond Piasecki tire un bilan positif de ses premiers JO.

Mieux, il pense en sortir grandi et beaucoup plus fort, un constat qui le mène à estimer, dans une lucidité teintée d'assurance, qu'il sera un candidat plus que sérieux au podium des prochains Jeux.

"ON APPREND BEAUCOUP"

"Ce sont mes premiers JO, je suis sixième. Je considère que c'est pas mal. Je donne rendez-vous à tout le monde dans deux ans aux championnats du monde et dans quatre ans à Rio. Je serai plus fort parce que j'ai appris énormément sur cette compétition", a-t-il souligné, les yeux empreints de détermination.

Prié de dire ce qu'il avait appris, le quintuple champion de France fan de football et du Milan AC estime que ses progrès sont à ranger du côté mental, un aspect capital dans cette discipline exigeante et qui demande une concentration extrême.

"Ici, à Londres, j'ai appris comment gérer une très grande compétition", a-t-il commencé par expliquer.

"Je vais vous donner un exemple: le Chinois qui est champion olympique et vice-champion olympique, d'habitude c'est mon copain, on discute toujours et là il a évité mon regard pendant trois jours."

"Aux JO, on peut s'apercevoir que les très forts ont peur et à ce moment-là, dans ces courts instants, on apprend beaucoup", a-t-il ajouté.

A l'heure de tirer le bilan de son protégé, son entraîneur Maxime Lassalle n'a d'ailleurs pas dit autre chose.

"Il a tiré à très haut niveau, il est quand même sixième des JO. Mais étant donné son âge, sa première participation aux Jeux, il n'a rien à se reprocher. Il a fait du bon boulot", a dit le technicien à Reuters.

"Tous ceux qui sont devant lui ont déjà tiré deux voire trois Jeux olympiques. C'est clair qu'il a gagné en expérience. On ne peut pas sortir indemne des Jeux, c'est toujours que du positif", a-t-il ajouté.

Edité par Jean-Paul Couret

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