JO: pas d'éclaircie bleue, en attendant l'éclair Bolt

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LA GRISAILLE S'INSTALLE DANS LE CLAN FRANÇAIS À LONDRES
LA GRISAILLE S'INSTALLE DANS LE CLAN FRANÇAIS À LONDRES

LONDRES (Reuters) - La défaite cruelle des footballeuses françaises à la dernière minute face au Canada jeudi a donné un aperçu fidèle de la grisaille qui s'est installée sur le clan français, privé d'or depuis près d'une semaine aux Jeux olympiques de Londres.

A charge pour Christophe Lemaitre de se frayer une place sur le podium du 200 m au milieu des Jamaïcains pour offrir aux Bleus une éclaircie, ne serait-ce que passagère, dans ce ciel nuageux.

Les Français avaient commencé la quinzaine olympique en trombe, avec huit médailles d'or récoltées en une semaine, soit plus que lors des Jeux de Pékin, mais voilà deux jours qu'ils n'ont plus décroché la moindre médaille.

Il faut remonter à mardi pour retrouver la trace d'une médaille, en l'occurrence le bronze de Steeve Guénot en lutte. Et les deux dernières médailles d'or, celles du nageur Florent Manaudou et du judoka Teddy Riner, datent de vendredi. Une éternité.

L'Allemagne en a profité pour ravir à la France sa sixième place au tableau des nations les plus décorées depuis le début des Jeux. La France, qui avait culminé à la troisième place, poursuit donc son déclassement et se trouve au coude à coude avec la Hongrie, avec huit médailles d'or chacune.

La délégation allemande, qui avait entamé la quinzaine sur la pointe des pieds, a porté son bilan à 34 médailles, dont neuf en or, à la faveur de ses deux sacres de la journée en canoë-kayak.

"LE CHOCOLAT, ÇA SUFFIT"

Au lendemain de l'élimination de la génération Tony Parker en basket, les sports collectifs français ont laissé passer une nouvelle chance de médaille, puisque les Canadiennes ont privé Louisa Necib et ses coéquipières d'une médaille en football.

Un an après le Mondial en Allemagne, conclu aussi sur une quatrième place, les joueuses de Bruno Bini ont vécu le même cauchemar après avoir dominé l'essentiel de la partie face aux Nord-Américaines.

Alors que tout le stade de Coventry pensait avoir droit à une prolongation, les Canadiennes ont enterré les espoirs tricolores à la 92e minute de jeu, au bout du temps additionnel, condamnant les Bleues à la médaille en chocolat.

"Ça suffit maintenant le chocolat, si j'en veux je peux aller me l'acheter", a déploré Camille Abily.

"C'est tellement du gâchis. On a une belle génération, pleine de talent et ça commence à devenir vraiment très énervant de finir quatrième", a estimé de son côté Sonia Bompastor, des trémolos dans la voix.

S'il ne veut pas quitter Londres avec le même goût de gâchis dans la bouche, Christophe Lemaitre devra bousculer la hiérarchie du sprint mondial, en finale du 200 m.

Il aura face à lui les Jamaïcains Usain Bolt, détenteur du record du monde de la distance en 19"19, et Yohan Blake, champion du monde du 100 m et vice-champion olympique sur la ligne droite.

"IL Y A BEAUCOUP DE MONDE"

Usain Bolt tentera de devenir le premier homme à faire deux fois de suite le doublé 100 m - 200 m et, pourquoi pas, de battre son propre record du monde par la même occasion.

"Je pense qu'il est possible de (le) battre. La piste est rapide et le plateau relevé. Il y a beaucoup de monde", a-t-il prévenu, trois ans après établi la meilleure marque de l'histoire aux championnats du monde de Berlin (19"19).

Il y a beaucoup de monde dans les couloirs du stade de Stratford, mais aussi au parc olympique. Le site où se trouvent les principales infrastructures des JO a accueilli mercredi son deux millionième visiteur depuis la cérémonie d'ouverture.

En attendant la grande explication entre les hommes les plus rapides de la planète, la Britannique Nicola Adams, sacrée dans la catégorie des poids mouche, a d'ores et déjà écrit son nom dans l'histoire en devenant la première femme championne olympique de boxe.

Le pistard belge Gijs Van Hoecke, lui, a écrit le sien dans la petite histoire des Jeux : il a été renvoyé des JO par le Comité olympique et interfédéral belge (COIB) après avoir été pris en photo en état d'ébriété.

Le cliché publié par la presse anglaise montre le cycliste les vêtements maculés de liquide et soutenu par deux personnes dont son coéquipier Jonathan Dufrasne.

Simon Carraud pour le service français, édité par Jean Décotte

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