JO: moins de médailles mais plus d'or pour les Bleus

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À LONDRES, MOINS DE MÉDAILLES MAIS PLUS D?OR QU?À PÉKIN POUR LES BLEUS
À LONDRES, MOINS DE MÉDAILLES MAIS PLUS D?OR QU?À PÉKIN POUR LES BLEUS

par Chrystel Boulet-Euchin

LONDRES (Reuters) - La France quitte les Jeux olympiques de Londres, où il conviendra de dire que la pluie s'est faite très discrète contrairement aux idées reçues, avec un bilan plus qu'honorable de 34 médailles dont 11 d'or.

Certes, le total est moins élevé qu'en 2008 à Pékin où les Bleus étaient montés sur 41 podiums mais, concernant le plus beau des métaux, ils font mieux avec 11 médailles d'or contre sept en Chine il y a quatre ans.

De plus, la France finit au septième rang des nations, ce qui faisait partie des objectifs annoncés, même si elle est loin des Etats-Unis qui finissent largement en tête avec 104 breloques, dont 46 d'or.

"Ce sont des Jeux qui m'ont rendu plein de bonheur. On avait indiqué que le nombre de 41 médailles n'était pas facile à atteindre. Comme tous les records, il n'est pas facile à battre", a souligné Denis Masseglia, le président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF).

Bernard Amsalem, chef de mission de la délégation française par ailleurs président de la Fédération française d'athlétisme, a quant à lui rappelé que trois objectifs avaient été fixés: ramener une quarantaine de médailles, améliorer le rang de la France au classement et le nombre de médailles d'or.

Si le premier n'a pas été atteint, les deux autres l'ont largement été grâce notamment à la natation et au judo, les deux disciplines ayant été pourvoyeuses de sept médailles chacune.

OBJECTIFS GLOBALEMENT ATTEINTS

"Il n'y avait qu'une seule médaille d'or féminine en 2008, on est passé à quatre, donc il y a une progression forte des championnes. Onze médailles d'or, c'est un chiffre tout à fait important, dans la fourchette haute" a-t-il dit en conférence de presse.

"Sur le nombre total de médailles, on est en-dessous des objectifs mais dans beaucoup de sports, il y a une universalité de la pratique qui fait qu'on a vu apparaître de nouveaux pays. On sent que la mondialisation du sport se poursuit."

Amsalem a précisé que le total de 34 podiums était un peu mieux que celui atteint à Athènes, jugeant qu'il ne s'agissait pas d'un "échec total" mais d'un chiffre qui restait solide.

"Cela nous permet d'être au septième rang du classement, à égalité en nombre de médailles d'or avec l'Allemagne qui est une grande nation de sport. Se situer dans les huit meilleures nations mondiales aux Jeux olympiques, c'est quasiment un exploit car ce n'est pas évident avec la mondialisation", a-t-il insisté.

Au tableau d'honneur, la natation, donc, qui a ramené sept médailles dont quatre d'or, emmené par un Yannick Agnel exemplaire, ce qui place la France au troisième rang mondial derrière les Etats-Unis et la Chine.

Le judo a également fait le métier, avec l'or de Teddy Riner et Lucie Décosse, ce métal n'ayant plus été touché par les judokas depuis les Jeux de Sydney en 2000. Sont venues s'ajouter cinq médailles de bronze. Un bilan bien plus qu'honorable.

SURPRISES ET DÉCEPTIONS

Et que dire des handballeurs? Alors que d'aucuns les disaient en perte de vitesse après leur échec européen en janvier, les champions du monde sont parvenus -une première- à conserver leur titre olympique, exemplaires dans la maîtrise du jeu à partir des quarts de finale.

Renaud Lavillenie a, lui aussi, tenu son rang en s'imposant à la perche, là où le Clermontois était attendu, compte tenu de sa saison exemplaire.

Des surprises, il y en a eu avec, notamment, la médaille de bronze d'Hamilton Sabot aux barres parallèles, la breloque en argent décrochée par les basketteuses et l'or en VTT revenu à Julie Bresse.

Mais les déceptions furent aussi nombreuses.

Grégory Baugé, champion du monde de vitesse sur piste, n'est pas parvenu à enrayer la machine britannique, qui a dominé le cyclisme de la tête et des épaules. Il a cependant terminé deuxième en individuel comme par équipes.

Julien Absalon a, lui, échoué dans sa quête d'un troisième titre olympique en VTT, sur une cruelle crevaison, alors qu'en BMX, où quatre médailles étaient possibles - deux pour les hommes comme pour les femmes -, cela se termine par un zéro pointé.

Tout comme pour l'escrime, habituelle pourvoyeuse de podiums qui n'avait pas connu pareille désillusion depuis 1960 et qui risque une sévère remise en cause dans les semaines à venir.

En athlétisme, Christophe Lemaitre a échoué par deux fois, sur 200m puis en relais 4x100 mais pouvait-il espérer mieux face aux champions jamaïcains emmenés par Usain Bolt et aux Américains?

Edité par Pierre Sérisier

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