JO: les "Experts" tiennent leur rang

le
0
LES EXPERTS EN DEMI-FINALE DU TOURNOI OLYMPIQUE DE HANDBALL
LES EXPERTS EN DEMI-FINALE DU TOURNOI OLYMPIQUE DE HANDBALL

par Chrystel Boulet-Euchin

LONDRES (Reuters) - Les handballeurs français ont tenu leur rang de champions olympiques en titre mercredi en se qualifiant pour le dernier carré du tournoi des Jeux de Londres même s'ils n'ont battu l'Espagne que d'un but (23-22) et à la dernière seconde.

William Accambray a été le héros de cette rencontre en inscrivant cet ultime but qui a fait de lui le meilleur buteur du match avec sept réalisations en neuf tirs.

"Les Experts", qui sont également champions du monde, restent ainsi dans la course. Ils rencontreront pour une place en finale la Croatie ou la Tunisie, les premiers cités partant largement favoris.

L'autre demi-finale opposera la Suède à la Hongrie, qui n'a jamais obtenu de médaille olympique de handball et a éliminé l'Islande, dauphine de la France à Pékin.

Les Experts doivent aussi leur victoire à un coup de génie de leur sélectionneur.

Claude Onesta avait désigné Accambray comme 15e homme, sorte de joker médical, mais l'a appelé mardi matin en remplacement de Guillaume Joli, victime d'une petite inflammation du genou.

"En fait, c'était un peu ce qu'on avait prévu. Je lui ai toujours dit que je le considérais comme membre de l'équipe à part entière et qu'à un moment donné, il pourrait apporter sa fraîcheur et son explosivité à l'équipe", a avoué Claude Onesta à Reuters.

Heureusement que ce choix a été fait.

"ON POUVAIT TOUT PERDRE"

Le début du match n'a pas été des plus simples, loin de là. La France a été menée 6-1 après un quart d'heure de jeu. Les Espagnols étaient partout et pouvaient notamment s'appuyer sur leur gardien d'origine hongroise Arpad Capar Sterbik, auteur de 20 arrêts sur 43 tirs.

Dans le même temps, au cours de cette première période conclue 12-9 par l'Espagne, Thierry Omeyer, le portier bleu, manquait d'efficacité mais il s'est bien repris en deuxième mi-temps finissant avec 14 arrêts sur 36.

La France est passée pour la première fois en tête juste avant le premier quart d'heure de la seconde mi-temps (18-17) lorsqu'Accambray a débuté son festival.

Le licencié du club de Montpellier enchaînait par deux nouveaux buts, permettant aux Français de se détacher 20-17, mais les Espagnols n'étaient pas résignés.

A 22-20 pour les Bleus suite au troisième but du capitaine Jérôme Fernandez, les Espagnols se sont démenés pour revenir à égalité.

Le match s'est dénoué sur l'inspiration d'Accambray qui s'était placé dans l'intervalle pour reprendre la balle repoussée par le gardien espagnol sur un tir de Nikola Karabatic.

"On n'a encore rien gagné mais on pouvait tout perdre", a résumé Thierry Omeyer.

Quand à Claude Onesta, tout sourire comme à son habitude en cas de succès, même si celui-ci se fait dans la douleur, il était bien entendu ravi et s'est refusé à dire qu'il avait tremblé lorsque ses joueurs ont été menés 6-1.

"C'est si nous avions mené 6-1 que cela aurait pu être piégeux", a-t-il expliqué.

"C'est ce qu'on s'est dit à la mi-temps, que si l'on était capable de revenir dans les 10 premières minutes, ce serait plus dur pour eux, qu'ils pourraient craquer sur la fin car ils ont beaucoup de jeunes joueurs qui disputent leur premier Jeux."

Cette tactique sera certainement plus dangereuse vendredi en demi-finale.

Et en cas de victoire dans cet avant-dernier match, la France rencontrera en finale le vainqueur de l'autre demi-finale, entre la Hongrie et la Suède.

Les Hongrois ont battu l'Islande d'un point (34-33), tandis que la Suède a éliminé le Danemark sur le score de 24-22.

Edité par Jean-Paul Couret

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant