JO: les Etats-Unis éclipsent la Jamaïque, Bolt brille

le
0
LES ATHLÈTES AMÉRICAINS ONT BRILLÉ SUR LA PISTE AUX ÉTOILES
LES ATHLÈTES AMÉRICAINS ONT BRILLÉ SUR LA PISTE AUX ÉTOILES

par Mike Collett-White et Mark Trevelyan

LONDRES (Reuters) - Les Etats-Unis, qui ont amorcé une valse à deux avec la Jamaïque au stade olympique de Londres, ont mené la danse mercredi avec trois médailles sur quatre possibles en athlétisme, avant de laisser la scène libre pour Usain Bolt jeudi.

Il y a quatre ans, les Jamaïcains avaient assis leur hégémonie sur le sprint mondial avec un quadruplé inédit 100 m-200 m, chez les hommes comme chez les femmes, dans le Nid d'oiseau pékinois.

Le sacre londonien d'Allyson Felix sur 200 m mercredi a ébranlé ce monopole et rappelé à tous ceux qui l'avaient oublié que les épreuves de sprint ne sont pas réservées aux Jamaïcains, pas même à Veronica Campbell-Brown.

La reine déchue, qui se présentait sur la piste auréolée de son statut de double championne olympique, a fini à la quatrième place et a laissé à sa compatriote Shelly-Ann Fraser-Pryce, couronnée samedi sur 100 m, le privilège de représenter leur île sur le podium, sur la deuxième marche.

Partie faire la connaissance des princesses du gotha mondial, la Française Myriam Soumaré a fini à la septième et avant-dernière place sans se ridiculiser, avec un temps de 22"63.

Un quart d'heure plus tard, un autre Américain, Aries Merritt, a offert une nouvelle victoire à son pays, cette fois sur le 110 m haies, avec un temps sous les 13 secondes - 12"92 pour être précis.

"JE N'AI PAS TROP FORCÉ"

Comme si l'or ne suffisait pas à combler la délégation à la bannière étoilée, Jason Richardson, champion du monde en titre, a pris la médaille d'argent. Hansle Parchment, médaillé de bronze, a évité à la Jamaïque un zéro pointé sur la distance.

Blessé, le Cubain Dayron Robles, champion olympique en titre et détenteur du record du monde, n'a pas pu finir la course. Le Français Ladji Doucouré, champion du monde en 2005, n'avait même pas pris le départ de la finale, faute de réussir à se qualifier.

La belle soirée américaine s'est poursuivie sur le sable, où Misty May-Treanor et Kerri Walsh ont remporté une troisième médaille d'or consécutive en beach-volley, fait sans précédent dans les annales de la discipline.

Les Jamaïcains ont certes perdu une bataille, mais ils ont jeté les bases de leur plan de reconquête, avec trois qualifiés pour la finale masculine du 200 m. Une deuxième manche entre maîtres du sprint, quatre jours après le nouveau sacre foudroyant d'Usain Bolt sur la ligne droite.

En demi-finale, le quadruple champion olympique a une nouvelle fois survolé les débats, si bien que ses rivaux directs semblaient avoir la vélocité de simple plots de chantier.

"J'ai fait ce que j'avais à faire. Je n'ai pas trop forcé", a commenté le sprinteur, qui n'exclut pas de repousser ses propres limites.

"Je pense qu'il est possible de battre le record du monde. La piste est rapide et le plateau relevé. Il y a beaucoup de monde", a prévenu celui qui a parcouru la distance en 19"19 aux championnats du monde de Berlin en 2009.

Il y aura en effet beaucoup de monde, dont deux de ses compatriotes Warren Weir, le moins connu du lot, et l'ambitieux Yohan Blake, qui a signé le meilleur temps des demi-finalistes, 20"01, sans montrer de signes de faiblesse.

DOUBLE DUEL FRANCE-ESPAGNE

Le Français Christophe Lemaitre s'est fait peur puisqu'il a fini à la troisième place de la série la plus rapide. Mais il a été qualifié au temps, en 20"03, à un soupir de Yohan Blake et de l'Américain Wallace Spearmon.

"J'aurais préféré passer à la place, mais je la loupe d'un centième. Je suis mieux parti qu'en série, mais à la sortie du virage, il faut accélérer et je n'y arrive pas. Je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas d'idée tout de suite", a-t-il dit.

Il devra vite retrouver ses esprits, avant la finale de jeudi soir, s'il veut se mêler au tête à tête américano-jamaïcain.

A l'instar des nations phares du sprint, Français et Espagnols avaient beaucoup de choses à se dire mercredi, la différence étant que les accents étaient plus latins sur les terrains de handball et de basket.

Les "Experts" ont remporté la première manche d'un petit point grâce au gamin de la bande, le Montpelliérain William Accambray - 24 ans -, qui commençait à s'impatienter sur le banc des handballeurs français (23-22) .

Pour son premier match dans le tournoi, il a inscrit sept buts, dont celui de la victoire à la toute dernière seconde.

Les Espagnols, champions d'Europe en titre en basket, ont tenu leur revanche en toute fin d'après-midi sur le parquet londonien (66-59).

Cette défaite a conclu une journée bien morose pour la délégation française. Le compteur de médailles des Bleus est resté bloqué à 28, si bien que la sixième place de la France est de plus en plus précaire.

L'Allemagne et l'Italie totalisent sept médailles d'or contre huit pour les Tricolores.

Les pongistes chinois n'ont, en revanche, pas d'adversaires à leur mesure susceptible de tenir la discussion. Ils ont réalisé un grand chelem, avec quatre médailles d'or sur quatre mises en jeu à Londres. .

Simon Carraud pour le service français, édité par Jean Décotte

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant