JO: les Britanniques sommés de rafler l'or des médailles

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BRADLEY WIGGINS EN TÊTE DE FILE D'UNE DÉLÉGATION BRITANNIQUE SOUCIEUSE DE BRILLER POUR SES JO
BRADLEY WIGGINS EN TÊTE DE FILE D'UNE DÉLÉGATION BRITANNIQUE SOUCIEUSE DE BRILLER POUR SES JO

par Martyn Herman

LONDRES (Reuters) - Les sites sont prêts, la pluie semble devoir passer son chemin, le battage médiatique bat son plein, maintenant arrive le plus dur pour les 542 athlètes britanniques sommés de remporter des sacs de médailles d'or.

Les neuf milliards de livres (11,5 milliards d'euros) dépensés pour obtenir et assurer l'organisation des Jeux en période de crise économique et sociale ont provoqué de nombreuses critiques depuis 2005.

Toutes les grognes, tous les sarcasmes, toutes les discussions cesseront si la fine fleur du sport britannique brille dans son stade, sa piscine et son vélodrome olympiques et sur les autres sites de compétition. Sinon...

A Pékin, il y a quatre ans, la Grande-Bretagne avait pris la quatrième place au tableau des médailles avec 47 trophées, dont 19 d'or, gagnés dans onze sports.

Ce résultat avait surpris les Britanniques eux-mêmes. Quatre ans plus tard, devenu pays hôte des Jeux, ils n'ont pourtant pas hésité à placer la barre encore plus haut avec un minimum de 48 médailles d'or, d'argent ou de bronze et un objectif maximum de 70.

"Je pense qu'il est raisonnable de nous attendre à faire mieux qu'à Pékin en termes de nombre de médailles et de médailles d'or", a affirmé à Reuters l'ancien rameur Matthew Pringent, vainqueur de quatre titres olympiques en quatre olympiades.

"Je pense que la Grande-Bretagne se dirige vers de très bons Jeux parce qu'ils ont lieu à domicile mais cela va aussi faire monter le niveau de la pression", ajoute-t-il.

"Certains athlètes vont en souffrir et coincer là-dessus. Si ça arrive, j'espère que les critiques ne seront pas trop sévères."

Le pire scénario pour un pays organisateur est de devoir attendre trop longtemps le premier titre comme cela est arrivé au Canada lors des derniers Jeux d'hiver de Vancouver.

LE CYCLISME EN FER DE LANCE

Sur ce point, le programme des Jeux n'aurait cependant pas pu être plus favorable à la Grande-Bretagne.

Dès le lendemain de la cérémonie d'ouverture, Bradley Wiggins -qui vient de devenir le premier Britannique à remporter le Tour de France- et Mark Cavendish, champion du monde en titre et meilleur sprinteur de l'heure, s'aligneront dans l'épreuve de cyclisme sur route.

Dimanche, Nicole Hoy défendra son titre dans l'épreuve sur route femmes puis viendra le tour des pistards conduits par Chris Hoy, vainqueur de trois médailles d'or à Pékin.

Les premiers jours des Jeux sont dominés par la natation et la Grande-Bretagne comptera sur Rebecca Adlington championne surprise des 400 et 800m à Pékin.

"Je crois qu'elle est dans la meilleure forme de sa carrière", déclare le directeur de la performance de l'équipe britannique, Michael Stott.

Lorsque l'athlétisme viendra en haut de l'affiche, aucun autre athlète ne sera placé sous une pression plus forte que l'heptathlète Jessica Ennis, icône de la sélection britannique.

"A cause des attentes et de la pression, tout autre résultat qu'une médaille d'or sera un échec pour tout le monde. J'en suis consciente", reconnaît la championne du monde 2009.

"Notre préparation a été telle que je me sens prête à y aller, maintenant. Je veux juste mettre la cerise sur le gâteau."

Avec Jessica Ennis, Phillips Idow au triple saut, Christine Ohuruogu, championne olympique du 400m, Perri Shakes-Drayton, vainqueur du 400m haies du récent meeting Diamond League de Londres, et le coureur de fond Mo Farah incarneront les espoirs de l'athlétisme britannique.

D'autres champions expérimentés comme le marin Ben Aislie, triple médaillé d'or, toute l'équipe d'aviron et le plongeur Tom Daley s'aligneront pour "queen and country" dans les traditionnels sports de force du royaume.

Dans un pays où le football écrase tout, les sports collectifs, basket, handball et volley, masculins ou féminins, essaieront avant tout de se faire connaître grâce à une qualification qui n'est dû qu'au statut de pays organisateur.

Jean-Paul Couret pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse

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