JO: les basketteuses françaises n'ont rien à perdre

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LES BASKETTEUSES FRANÇAISES N'ONT RIEN À PERDRE AUX JO
LES BASKETTEUSES FRANÇAISES N'ONT RIEN À PERDRE AUX JO

par Romain Brunet

LONDRES (Reuters) - Libre de toute pression, l'équipe de France féminine de basket, qui démarre son tournoi ce samedi face au Brésil, espère décrocher une médaille pour ses premiers Jeux olympiques depuis douze ans.

Absentes à Athènes en 2004 et à Pékin en 2008, les basketteuses tricolores, championnes d'Europe 2009 et médaillées de bronze à l'Euro 2011, ont décroché leur billet pour Londres fin juin en passant par le tournoi de qualification olympique.

Ce premier objectif atteint, il s'agit maintenant d'exister dans la compétition reine du basket mondial.

"Ça fait cinq ans qu'on se prépare pour venir aux JO, ça a toujours été notre objectif, maintenant qu'on y est, on veut y performer", a affirmé Pierre Vincent, jeudi soir, lors d'une conférence de presse organisée au Club France.

"On a un peu bataillé pour décrocher ce ticket, donc on a une grosse envie et la volonté de faire quelque chose, d'exister dans cette compétition", ajoute Céline Dumerc, la capitaine des Bleues.

Pour espérer une médaille, les Françaises devront d'abord se sortir d'une poule B difficile dans laquelle se trouvent également les Brésiliennes, les vice-championnes olympiques australiennes, les Canadiennes, les Britanniques et les Russes, championnes d'Europe en titre.

Les quatre premières équipes du groupe sont qualifiées pour les quarts de finale et croiseront avec les équipes du groupe A, dans lequel figurent notamment les États-Unis, championnes olympiques et grandes favorites de la compétition.

"On a une poule très, très difficile", reconnaît Céline Dumerc. "Il y a quatre gros, le cinquième c'est le Canada qui ne nous fait jamais de cadeau et il y a la Grande-Bretagne qui est chez elle, donc ça va être très dur."

"Si on peut se qualifier, ce sera très bien, si en plus on peut éviter la quatrième place, ce ne sera que du bonheur pour ne pas rencontrer les Etats-Unis en quart de finale."

"DISNEY WORLD"

Évoluant ensemble depuis plusieurs années, le groupe français a l'avantage de bien se connaître, mais n'a quasiment aucune expérience des Jeux olympiques. Des douze joueuses présentes à Londres, seule Edwige Lawson-Wade était de l'aventure à Sydney, en 2000, où l'équipe de France avait terminé à la cinquième place.

Les joueuses de Pierre Vincent sont donc sur un petit nuage depuis leur arrivée, mercredi, dans le village olympique et ouvrent de grands yeux émerveillés partout où elles se déplacent.

"Pour elles, c'est Disney World", s'amuse d'ailleurs l'entraîneur des Bleues, même si ses joueuses assurent rester concentrées sur leur objectif.

"Il faut savoir faire la part des choses", explique Céline Dumerc. "On a hâte de faire la cérémonie d'ouverture, mais une fois qu'elle sera terminée, on se mettra en mode compétition de basket et on aura à coeur de faire bonne figure."

"C'est une équipe qui est déterminée, qui est volontaire, qui sait que ce n'est pas en se mettant un nez rouge qu'on va attirer l'attention sur nous", dit l'entraîneur français.

"On est là pour se faire reconnaître. Et se faire reconnaître quand on est sportif, c'est gagner."

Le coach des Bleues a donc fixé comme objectif à son équipe une médaille olympique. Derrière les États-Unis et l'Australie, deux nations qui dominent le basket féminin depuis de nombreuses années, plusieurs équipes, dont la Russie et la France, peuvent en effet prétendre à une place sur le podium.

"Il y a beaucoup d'équipes qui sont du même niveau", analyse Pierre Vincent. "On peut donc aller conquérir une médaille. Cet objectif n'est pas inenvisageable."

Victime d'une lésion musculaire au mollet gauche, l'arrière Émilie Gomis est pour le moment incertaine pour le premier match contre le Brésil, samedi.

"La question qui se pose à moi, c'est dois-je l'aligner contre le Brésil et prendre le risque de la blesser ou ne pas l'aligner et prendre le risque de perdre le match pour l'avoir après ?", s'interroge Pierre Vincent.

Les Bleues affronteront ensuite l'Australie (30 juillet), le Canada (1er août), la Grande-Bretagne (3 août) et la Russie (5 août).

Tangi Salaün pour le service français

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