JO: les basketteurs espagnols ruinent encore les rêves bleus

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LES BLEUS TROP COURTS
LES BLEUS TROP COURTS

par Romain Brunet

LONDRES (Reuters) - Les basketteurs français ont longtemps fait jeu égal avec les Espagnols mercredi avant de perdre leurs nerfs dans les dernières minutes et de s'incliner face à leurs éternels rivaux en quart de finale du tournoi olympique (66-59).

Dans une atmosphère devenue irrespirable, Nicolas Batum et Ronny Turiaf ont commis des fautes grossières sur leurs adversaires, suffisamment sereins pour gagner le droit de rencontrer la Russie vendredi pour une place en finale.

Les Espagnols ont construit leur victoire en fin de match, alors que les deux équipes se tenaient en deux points à l'entame du dernier quart-temps.

"On a fait un match, à mon avis, de très haut niveau", s'est malgré tout félicité l'entraîneur Vincent Collet en conférence de presse. "C'est la première fois depuis quelques années qu'on met l'Espagne en difficulté."

"Ce qui me fait rager, c'est que ce sont des petites choses qui nous empêchent de concrétiser cet effort immense que les joueurs ont réalisé ce soir. Ce match, pour certains d'entre nous, était le match de notre carrière", a ajouté le stratège français.

Portée par le tandem Tony Parker - Boris Diaw, très agressifs, l'équipe a très bien débuté la rencontre, enchaînant les paniers en attaque et stoppant de l'autre côté du terrain des Espagnols maladroits, notamment de loin (2/11 à trois points en première mi-temps).

Les Français ont compté jusqu'à huit points d'avance en début de deuxième quart-temps (27-19), mais la défense de zone mise en place par Sergio Scariolo, l'entraîneur de l'équipe espagnole, a fini par perturber l'attaque tricolore.

FRUSTRATION

L'adresse des Bleus a chuté. Dominatrice au rebond dans la deuxième période, l'Espagne a pu grapiller ses points de retard pour regagner les vestiaires avec déficit de trois longueurs(37-34).

Le combat s'est intensifié en deuxième mi-temps. Dépassés par la taille, les Français ont toutefois trouvé la volonté et l'énergie pour résister sous les panneaux.

Le retour de Florent Pietrus, remis de sa fracture du nez après deux matches passés sur le banc, a fait beaucoup de bien dans ce domaine, tout comme Boris Diaw.

Dans le dernier quart-temps, les défenses se sont un peu plus resserrées et les dernières minutes sont devenues irrespirables, aucune des deux équipes ne parvenant à marquer le moindre point durant quatre minutes (57-58).

C'est finalement l'Espagne qui a débloqué la situation grâce à deux lancers-francs de Rudy Fernandez pour mener 57-60 à 1'31 de la fin du match.

Les 90 dernières secondes ont alors tourné à l'avantage des champions d'Europe en titre, Tony Parker et Boris Diaw manquant leurs tentatives aux tirs.

"Personnellement, je n'ai pas mis les tirs qu'il fallait pour aider mon équipe à gagner le match", a regretté le meneur des Bleus après le match. "Je suis très très frustré parce que ce n'est pas tous les jours que tu es en quart de finale des Jeux olympiques."

Puis les deux fautes anti-sportives de Ronny Turiaf sur Rudy Fernandez et de Nicolas Batum sur Juan-Carlos Navarro ont gâché la fin de l'aventure olympique des Bleus.

L'Espagne poursuit quant à elle sa route, avec l'espoir secret de prendre sa revanche sur les Etats-Unis dans une réédition de la finale de 2008 à Pékin.

Ce scénario jusqu'à la finale n'a rien d'improbable, puisque les Américains, qui ont éliminé l'Australie en quarts de finale (119-86) mercredi, se trouvent dans l'autre partie de tableau, et affronteront les Argentins, tombeurs de leurs voisins brésiliens (82-77).

Edité par Simon Carraud

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