JO: le VTTiste Julien Absalon ne pense qu'à ça depuis Pékin

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LE VTTISTE FRANÇAIS JULIEN ABSALON EN LICE À LONDRES POUR UN 3E TITRE OLYMPIQUE
LE VTTISTE FRANÇAIS JULIEN ABSALON EN LICE À LONDRES POUR UN 3E TITRE OLYMPIQUE

par Sophie Greuil

PARIS (Reuters) - Double champion olympique en titre, le Vosgien Julien Absalon prendra le départ de l'épreuve de VTT cross country de Londres le 12 août pour un triplé historique, un objectif pour lequel il s'entraîne comme un forcené depuis quatre ans.

Malgré l'ampleur de son palmarès et ses 31 printemps, le Français a expliqué lors d'un entretien accordé à Reuters qu'il viserait l'or olympique comme s'il ne l'avait jamais conquis.

"Je ne pars pas pour défendre un titre olympique. Je ne pars pas pour gagner un troisième titre olympique. Je pars juste pour être champion olympique comme si je ne l'avais jamais été", confie-t-il.

"Même si je l'ai été deux fois, ce titre reste mythique, unique et suprême. Quand on dit que vous avez été champion du monde, cela s'efface la saison d'après. Par contre, on dit toujours que vous êtes champion olympique", aime-t-il à souligner.

Depuis son sacre de Pékin, Julien Absalon n'a donc qu'une idée en tête, à savoir rejoindre le cercle fermé des Français triples champions olympiques: Florian Rousseau, Daniel Morelon, Félicia Ballanger et Paul Masson.

"Je me prépare depuis quatre ans tous les jours avec un seul et unique objectif: être champion olympique. Tout ce que j'ai mis en place, tout ce que j'ai fait, mangé, roulé, récupéré, dormi, programmé, était dans cet unique but", explique-t-il.

"Comme je n'ai vraiment plus rien à prouver, je suis impatient de courir pour y trouver un certain plaisir jamais embrassé à ce jour, quelque chose, peut-être, au-dessus de l'état de grâce connu en 2008."

Depuis l'âge de 15 ans, le Vosgien est chaperonné par le même homme, Gérard Brocks et, pour avoir accumulé autant de titres dans sa carrière, dont quatre de champion du monde entre 2004 et 2007, il sait que pour gagner, aucun détail ne doit être négligé.

"Pour devenir champion olympique, il faut tout prévoir, tout anticiper, tout bien cadrer. Et, quand on veut l'être pour la troisième fois d'affilée, il faut tout prévoir au millimètre", détaille-t-il.

A la veille de son départ pour Londres, Julien Absalon compte d'ailleurs sur son expérience de vieux briscard du VTT pour ne pas se disperser avant le jour J.

"Je suis armé pour faire face à l'énorme pression précédant à la fois les Jeux puis la course".

"Je suis aussi armé pour faire face aux tentations rencontrées, à chaque coin de rue, au village olympique. Si on sait pourquoi on est là, on se créée une bulle très facilement."

Fraîchement sacré champion de France aux Gets, pour la dixième fois d'affilée, Julien Absalon est malgré son talent et sa domination quasi sans partage dans son sport en admiration devant certains autres athlètes qui représenteront la France comme lui à Londres.

"Parfois, j'aimerais tant avoir le courage d'un Teddy Riner, les pectoraux d'un Camille Lacourt, l'adresse d'un Nicolas Karabatic, l'agilité d'un Tony Parker ou la longévité d'une Laura Flessel", dit-il.

"Mais bon, on ne peut pas tout avoir."

Edité par Olivier Guillemain

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