JO: le Locog enquête sur des sièges laissés vides à Londres

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ENQUÊTE SUR DES SIÈGES LAISSÉS VIDES À LONDRES
ENQUÊTE SUR DES SIÈGES LAISSÉS VIDES À LONDRES

LONDRES (Reuters) - Le Comité d'organisation des Jeux olympiques de Londres (Locog) a ouvert une enquête pour déterminer les raisons pour lesquelles plusieurs sièges sont restés libres samedi dans différentes enceintes où débutaient les Jeux.

Que ce soit dans la piscine olympique, la salle accueillant le tournoi de basket ou à Wimbledon, où se déroulent les épreuves de tennis, des dizaines de sièges étaient vides samedi en première partie de journée.

Les images de ces travées diffusées à la télévision sont particulièrement mal venues alors que des milliers de Britanniques ont tenté en vain ces derniers mois d'acheter des billets pour les Jeux.

Le ministre de la Culture, Jeremy Hunt, dont dépendent les Jeux, s'est déclaré déçu.

"Le Locog mène une enquête complète sur ce qui s'est passé", a-t-il dit à la BBC.

"Nous pensons qu'il s'agissait de sièges réservés appartenant à des sponsors, mais s'ils ne les utilisent pas, nous voulons qu'ils soient disponibles pour le public", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué diffusé tard samedi soir, le Locog a confirmé que ces places libres étaient pour l'essentiel situées dans des zones attribuées aux sponsors et a ajouté qu'il travaillait sur le sujet. "Ce n'est que le premier jour", ont plaidé les organisateurs.

Le système de billetterie en ligne mis en place pour les Jeux de Londres n'a pas été exempt de critiques. Jugé opaque et complexe, il est également accusé d'avoir privilégié les spectateurs qui étaient prêts à lâcher des milliers de livres sterling pour participer à l'événement plutôt que les gens aux moyens beaucoup plus modestes.

Début juin, sur un total de 8,8 millions de places en vente, 7 millions avaient trouvé preneurs.

La police londonienne a par ailleurs annoncé les premières arrestations pour revente de billets au marché noir.

Seize personnes ont été interpellées depuis vendredi dans le secteur de Stratford, dans l'est de Londres, où se trouve le Stade olympique, et près de Wimbledon (sud), a précisé le police. Deux d'entre eux ont déjà comparu en justice où ils ont été inculpés de revente illégale.

"Nous avons traqué et continuerons de traquer quiconque tente de se faire de l'argent de cette manière sur les Jeux 2012", a prévenu le Detective Superintendent Nick Downing.

Paul Casciato et Tim Castle; Henri-Pierre André pour le service français

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