JO: le judoka Teddy Riner en tête d'affiche

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TEDDY RINER EN QUÊTE D'OR
TEDDY RINER EN QUÊTE D'OR

par Chrystel Boulet-Euchin

LONDRES (Reuters) - A 23 ans, Teddy Riner a tout gagné ou presque et le judoka français est déjà un phénomène dans sa discipline.

Déjà cinq fois champion du monde, un record dans l'histoire du judo international, son graal est désormais de remporter à Londres le titre olympique qui lui a échappé il y a quatre ans à Pékin, où il avait dû se contenter du bronze.

Le super-lourd visera l'or vendredi dans l'enceinte de l'ExCel de Londres.

Du haut de ses 2,04 mètres et de ses 131 kg, le colosse ne veut pas imaginer autre chose que la première marche du podium mais, comme il l'a confié à Reuters le mois dernier, il connaît les aléas de la compétition.

"Je suis le plus fort, oui, mais le jour J, est-ce que je serai le plus fort ? C'est la vraie question. Quoi qu'il arrive, il faudra que je rebondisse. Je n'ai évidemment pas envie de perdre mais il faut juste se dire que c'est possible. Si cela arrive, il faudra se demander pourquoi", avait-il dit alors.

"De toute façon, mon pire ennemi, c'est moi. Il faut que je fasse attention à tous les paramètres. Le sport est aléatoire, il faut faire attention à tout".

Le sport français pourrait également briller en d'autres lieux que le dojo de l'ExCel, où sera également en lice Anne-Sophie Mondière, trois fois championne d'Europe en plus de 78 kg et médaillée de bronze aux Mondiaux de 2005.

Le cyclisme sur piste pourrait également de nouveau se mettre en valeur avec l'entrée en lice de Clara Sanchez en keirin.

UN MANAUDOU EN LICE

Championne du monde de la spécialité en 2004 et 2005, cinquième des Jeux de Pékin en 2008 en vitesse individuelle, elle peut rêver d'un podium, tout comme Benjamin Hennequin en haltérophilie dans la catégorie des 85 kg.

Vice-champion du monde l'an passé, Hennequin nourrit à 28 ans de grandes ambitions. Les avironneurs Germain Chardin et Dorian Mortelette, engagés en deux sans barreurs, ont eux aussi des espoirs de podium.

Tous deux avaient décroché le bronze à Pékin en quatre de pointe il y a quatre ans et forts, de leur titre de champions du monde en 2010, ils espèrent bien récidiver à Londres.

Les archers entendent bien, eux aussi, monter sur la boîte grâce à Gaël Prévost, vainqueur jeudi de son compatriote Thomas Faucheron.

A l'Aquatics Centre, Florent Manaudou, sur 50m nage libre, aura certainement à coeur de venger sa soeur aînée, Laure, qui a échoué en qualification du 100 comme du 200 m dos.

Du côté des sports collectifs, les basketteuses françaises affrontent la Grande-Bretagne avec une belle chance de s'imposer, lors d'une journée qui donnera le coup d'envoi des séries en athlétisme.

En tennis, Jo-Wilfried Tsonga, le numéro un français, associé à Mickaël Llodra, tentera de passer le cap des demi-finales tout comme la paire Julien Benneteau-Richard Gasquet.

Leur présence à ce stade de la compétition assure dans tous les cas une médaille française pour le tennis masculin, la première depuis le bronze décroché par Arnaud Di Pasquale, aujourd'hui directeur du haut niveau chez les hommes, en 2000 aux Jeux de Sydney.

Edité par Simon Carraud

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