JO: "Le grain de folie était là", dit Martin Fourcade

le
0
MARTIN FOURCADE, MÉDAILLE D'OR EN BIATHLON
MARTIN FOURCADE, MÉDAILLE D'OR EN BIATHLON

ROSA KHUTOR, Russie (Reuters) - La joie de remporter la médaille d'or de la poursuite du biathlon doublée de celle de voir un autre Français Jean-Guillaume Beatrix décrocher la médaille de bronze a un peu fait sortir Martin Fourcade de son calme de montagnard.

A 25 ans, le natif de Céret dans les Pyrénées catalanes avait déjà tout gagné, les deux gros globes de cristal des deux dernières Coupes du monde, cinq titres de champion du monde et une médaille d'argent en départ groupé aux JO de Vancouver 2010...

Tout sauf une médaille d'or olympique. C'est chose faite.

"Il y a des jours où on est confiant. Il n'y avait pas grand chose qui pouvait m'arriver. Aujourd'hui, c'était une super course, c'était parfait, c'était génial", a-t-il dit dans la zone d'interview au bord du stade de biathlon à la nuit tombée.

"Ca fait quatre ans que je ne pensais qu'à ça, je suis forcément heureux.".

Le nouveau champion olympique n'a cependant pas tardé à dépasser sa joie pour affirmer qu'il n'avait nullement l'intention de se contenter de sa victoire.

"Les Jeux ne sont pas finis, je n'ai pas envie de m'arrêter là. J'ai envie d'en ramener d'autres (ndlr: médailles)", a-t-il dit.

"AVENTURE HUMAINE"

Il a également exprimé son bonheur collectif pour l'équipe de France olympique et tout particulièrement l'équipe de biathlon.

"Au-delà de ce qui se passe pour moi aujourd'hui, c'est une vraie aventure humaine pour toute l'équipe de France de biathlon", a-t-il dit.

"On vit 200 jours par an ensemble. Aujourd'hui, je suis sur le podium avec mon pote d'enfance, Jean-Guillaume, il y a mon frère qui n'est pas loin, il nous reste des courses individuelles, il nous reste les relais, c'est juste génial."

Simon Fourcade son frère aîné de quatre ans a pris la 18e place et un quatrième français, Simon Deshieux la 21e.

Pour expliquer la supériorité qu'il a démontrée au tir avec un 19/20 et skis au pieds notamment sur le Norvégien Ole Einar Bjoerndalen, co-détenteur du record absolu de douze médailles olympiques avec son compatriote et fondeur Bjorn Daehlie, il a dit s'être inspiré de deux autres champions olympiques français, le judoka Teddy Riner et le perchiste Renaud Lavillenie.

"Je suis un amoureux de sport. J'étais à Londres l'été dernier et j'ai vu Teddy Riner, j'ai vu Renaud Lavillenie qui ont montré à tout le monde que les préjugés sur les Français qui craquent sous la pression en sport il fallait arrêter", a-t-il dit.

Et à propos de sa contre-performance samedi dans l'épreuve des 10 km sprint où il a terminé sixième, il a jugé: "Ce n'était pas une mauvaise course mais, des fois, il manque le grain de folie qui fait qu'on devient champion olympique. Aujourd'hui, il y était."

Jean-Paul Couret pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant