JO: le Français Steeve Guénot s'offre le bronze en lutte

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LE FRANÇAIS STEEVE GUÉNOT S'OFFRE LE BRONZE EN LUTTE
LE FRANÇAIS STEEVE GUÉNOT S'OFFRE LE BRONZE EN LUTTE

par Chrystel Boulet-Euchin

LONDRES (Reuters) - S'il n'a pu défendre son titre olympique de Pékin, Steeve Guénot est parvenu mardi aux Jeux de Londres à arracher la médaille de bronze des 66 kg en lutte gréco-romaine et à donner tort à ses détracteurs.

Souvent critiqué depuis quatre ans pour son manque de résultats, le Français a livré un ultime combat exemplaire, toujours en position d'attaquant, qu'il a finalement remporté 2-0 face au Cubain Pedro Isaac Mulens Herrera.

"Elle n'est pas aussi belle que la dernière mais je termine sur une victoire, j'ai fait ma lutte. Je suis content de ramener cette médaille pour encore plus promouvoir mon sport", a le lutteur, qui, à la ville, est fonctionnaire du ministère de l'Intérieur.

"Je suis soulagé, c'était ma dernière compétition en moins de 66 kilos. Ensuite, je monte de catégorie. Plus de régime."

Interrogé sur ce qu'il allait manger mardi soir pour fêter sa deuxième médaille olympique, sa réponse a fusé: "Surtout boire !"

Le lutteur de 26 ans avait éliminé en quart de finale l'Iranien Saeid Morad Abdvali, champion du monde en titre, à l'issue d'un combat controversé remporté par le Français malgré de nombreuses contestations de son adversaire.

L'Iranien a finalement été sanctionné pour avoir fait une prise au dessous de la ceinture, geste interdit en lutte.

"LE GUÉNOT EST DE RETOUR"

L'affaire close, le Tricolore a chuté au tour suivant face au Coréen Kim Hyeonwoo, troisième des derniers Championnats du monde et désormais champion olympique après sa victoire mardi sur le Hongrois Tamas Lorincz en finale.

"Ce combat, je l'ai refait dans ma tête toute l'après-midi mais après j'ai été prendre l'air et je me suis dit que je devais aller chercher cette médaille", a dit le sociétaire du Cercle de lutte de Paris.

"Et ceux qui disaient que j'étais fini, je leur ai prouvé le contraire."

Cette démonstration a également enchanté Patrice Mourier, son entraîneur national, qui a, lui aussi, très mal vécu les attaques dont a été victime son lutteur.

"Le Guénot est de retour. On a été dur avec lui, on l'a critiqué mais il a montré qu'il était un champion. Il a fait une grande compet'", s'est-il félicité auprès des médias, certainement les premiers visés par ses propos.

"Pour lui, ce n'est pas une revanche. Il a montré qu'il était là, c'est tout. Il a fait sa médaille".

Vice-champion du monde en 2007, un an avant le sacre chinois, il s'était ensuite contenté du bronze aux championnats d'Europe 2010 et d'une titre national conquis la même année.

Des résultats en-deçà de ce qu'il avait fait à Pékin, d'où les doutes sur sa capacité à revenir dans la course.

Son frère aîné Christophe, médaillé de bronze en Chine il y a quatre ans, quittera, lui, Londres sans médaille mais certainement ravi que son cadet, dont il est le premier supporter, ait sauvé l'honneur familial.

Il évoluait en 74kg où la relève est désormais assurée.

Edité par Jean Décotte

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