JO: le coût de Sotchi est un mauvais exemple, selon Kasper

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SOTCHI EST UN MAUVAIS EXEMPLE EN TERME DE COÛT, SELON LE PRÉSIDENT DE LA FIS
SOTCHI EST UN MAUVAIS EXEMPLE EN TERME DE COÛT, SELON LE PRÉSIDENT DE LA FIS

par Karolos Grohmann

BERLIN (Reuters) - Le coût des Jeux olympiques de Sotchi est un "mauvais exemple" pour les futures candidatures mais les premiers JO d'hiver organisés en Russie seront sûrs malgré l'inquiétude croissante, estime le président de la Fédération internationale de ski, Gian-Franco Kasper, dans une interview accordée à Reuters.

"Le coût est énorme. Il se pourrait que Sotchi s'avère plus cher que Pékin 2008 qui a été les plus importants Jeux d'été", dit le dirigeant suisse, interrogé par téléphone.

Les Jeux de Pékin ont coûté 40 milliards de dollars, mais ce chiffre n'est qu'une estimation. Le prix de ceux de Sotchi s'établirait déjà à 50 milliards de dollars selon les chiffres officiels.

"Le coût de Sotchi est un mauvais exemple pour les candidatures à venir. La plupart des nations ne pourraient pas se le permettre. La Suisse, la France ne le pourraient pas, en particulier pour des Jeux d'hiver", enchaîne Gian-Franco Kasper.

Le président de la FIS reconnaît qu'on ne peut que féliciter les Russes d'avoir réussi à créer une véritable industrie dans les montagnes qui entourent ce qui n'était qu'une station balnéaire de la mer Noire.

"Il faut se rendre compte qu'il ont fait ce que nous avons mis 150 ans à réaliser dans les Alpes et ils ont dû le faire en cinq ans. Quand on voit ça, on ne peut qu'être ébloui", dit-il.

Le président Vladimir Poutine a fait de la réussite des Jeux un facteur essentiel pour l'image internationale de la Russie. La sécurité des JO sera l'autre secteur majeur avec la réussite technique.

"L'ENDROIT LE PLUS SÛR DU MONDE"

Gian-Franco Kasper pense que malgré les attentats à la bombe qui ont fait 34 morts à Volgograd les 29 et 30 décembre, les Jeux qui s'ouvrent le 7 février seront sans danger pour les spectateurs et concurrents.

"Je suis convaincu que Sotchi sera l'endroit le plus sûr du monde pendant les Jeux olympiques", dit-il.

"Nous savons que les autorités seront bureaucratiques, pas très souples. Il y aura aussi la barrière de la langue mais on sait que nous avons besoin de sécurité. On sait bien qu'il y a un problème de terrorisme pas seulement en Russie mais dans le monde entier."

Le président de la FIS reconnaît que l'ambiance risque de souffrir du fait que les Russes ne s'intéressent pas aux sports d'hiver à l'exception du hockey sur glace et du patinage artistique.

Il a en revanche refusé d'admettre que le ski alpin pourrait souffrir de l'absence d'une de ses rares stars mondiales en la personne de l'Américaine Lindsey Vonn, forfait sur blessure.

"Certains des meilleurs concurrents seront absents", dit-il, mais d'autres champions vont se révéler, et après les Jeux on ne parlera que des vainqueurs".

Jean-Paul Couret pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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