JO: le CIO commémore la prise d'otages et les 11 morts de Munich

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COMMÉMORATION DU DRAME DES JO DE MUNICH À LONDRES
COMMÉMORATION DU DRAME DES JO DE MUNICH À LONDRES

LONDRES (Reuters) - Le Comité international olympique a rendu hommage lundi au village olympique de Londres aux onze athlètes israéliens morts lors de la prise d'otages commise par le groupe palestinien Septembre noir pendant les Jeux olympiques de Munich, en 1972.

Le CIO n'avait encore jamais commémoré le drame dans un village olympique.

Le président du CIO a fait observer une minute de silence à la mémoire des 11 victimes au cours d'une cérémonie consacrée à la trêve olympique, organisée sous l'égide de l'Organisation des Nations Unies.

"Je voudrais commencer cette cérémonie en honorant la mémoire des 11 Olympiens israéliens qui partageaient cet idéal", a-t-il dit. "Ils étaient venus à Munich dans un esprit de paix et de solidarité. Nous leur devons de garder cet esprit vivant et nous souvenir d'eux."

Jacques Rogge a prononcé ces mots devant une centaine de personnes dont le président du Comité d'organisation des Jeux, Sébastian Coe, le maire de Londres Boris Johnson, le ministre britannique de la Culture Jeremy Hunt et plusieurs dirigeants du CIO.

L'hommage aux athlètes israéliens n'avait pas été annoncé à l'avance. Jacques Rogge avait exclu samedi de commémorer le 40e anniversaire du drame de Munich pendant la cérémonie d'ouverture des Jeux de Londres, vendredi soir.

"Il s'agit d'une suggestion spontanée. Il s'agit effectivement de la première fois que cela arrive dans un village olympique", a-t-il dit à un petit groupe de journalistes après la cérémonie. "Je ne pouvais pas parler de la paix et du sport sans rappeler ce qui s'est passé il y a 40 ans."

Des parents des athlètes morts, des entraîneurs et dirigeants sportifs tentaient depuis longtemps de persuader le CIO de rendre hommage aux victimes de Munich. Des dirigeants politiques, dont Barack Obama, avaient repris leur appel.

Jacques Rogge s'est défendu d'avoir voulu couper court aux pressions pour qu'une minute de silence soit organisée pendant la cérémonie d'ouverture de vendredi.

"Mon intention n'était pas de calmer qui que ce soit", a-t-il dit.

Jean-Paul Couret pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse

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