JO: le canoéiste Tony Estanguet passionné des Jeux

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TONY ESTANGUET, POUR LA PASSION DES JEUX
TONY ESTANGUET, POUR LA PASSION DES JEUX

par Chrystel Boulet-Euchin

PARIS (Reuters) - Tony Estanguet va disputer à Londres ses quatrièmes Jeux olympiques consécutifs mais son attachement à l'olympisme remonte à beaucoup plus loin, alors qu'il n'était encore qu'un gamin, comme il l'a raconté à Reuters.

Médaillé d'or aux JO de Sydney et d'Athènes en canoë, porte-drapeau de la délégation française à ceux de Pékin en 2008 où, partant favori, il s'était loupé et avait échoué à la neuvième place, Estanguet a arraché de haute lutte sa place pour Londres face à son compatriote et rival Denis Gargaud, champion du monde en titre.

Des souvenirs des Jeux, Tony Estanguet en a plein la tête, et pas seulement de ceux auxquels il a participé.

"Mes premiers souvenirs, c'est Carl Lewis en 1988 (l'Américain remporte cette année-là deux médailles d'or, en saut en longueur et sur 100m-NDLR). En 1992, je suis à Barcelone en tant que spectateur et je vois Sylvain Curinier, aujourd'hui entraîneur, remporter l'argent en kayak", égrène le champion, âgé de 34 ans.

"En 1996, je vois mon frère (Patrice) gagner le bronze devant ma télé. Et en 2000, l'histoire commence pour moi."

S'il a un ultime défi sportif à relever, Tony Estanguet aura également une autre ambition à Londres, celle d'intégrer la commission des athlètes du Comité international olympique (CIO), pour laquelle il est candidat.

"Cela fait un petit moment que cela me trotte dans la tête car je suis très attaché aux JO et depuis quelques années, j'ai commencé à m'impliquer, au sein de ma fédération d'abord, puis au niveau de la Fédération internationale", explique le Palois.

"J'ai été à Vancouver pour les Jeux d'Hiver, aux Jeux olympiques de la jeunesse, sur des championnats du monde dans d'autres disciplines que la mienne."

"CONTINUER L'AVENTURE"

"L'idée, c'est de transmettre ce que j'ai appris. J'aimerais plus d'échanges entre les sports. On a tous les mêmes préoccupations et j'ai envie de porter ce message-là", ajoute-t-il.

L'amour des Jeux porte donc Tony Estanguet à vouloir "continuer l'aventure", comme il le dit lui-même. Mais avant d'éventuellement la poursuivre au sein de l'institution, c'est sur l'eau que Tony Estanguet compte briller.

Bousculé par Gargaud, champion du monde en titre, il a arraché son billet pour Londres au forceps et avoue sans problème que ça a été "dur de se retrouver dans cette situation pour (ses) quatrièmes Jeux".

A Pau, sa ville d'origine, lors des sélections nationales de slalom en avril dernier, Tony Estanguet ne s'est imposé qu'au terme de la troisième course face à Gargaud.

"C'était le scénario catastrophe. J'étais tendu. On fait ça en sachant que l'on va connaître des moments difficile et quand ça sourit, qu'est ce que c'est bon ! Des sélections comme ça, ça laisse des traces. J'avais tout misé là-dessus et rien sur les Jeux", a-t-il expliqué.

"Maintenant, c'est Londres. Une question de réglage, de retrouver du plaisir, d'adapter le matériel et la technique au bassin des Jeux."

Un bassin sur lequel il a déjà posé son canoë et qu'il dit être fabuleux. Il a donc l'expérience des JO, la connaissance du terrain de jeu et l'habitude de la pression. Un cocktail qui pourrait lui permettre de finir en beauté sa carrière sportive.

Edité par Eric Faye

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