JO: Lavillenie attendu, les Experts au pied du mur

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RENAUD LAVILLENIE FAVORI MAIS PRUDENT
RENAUD LAVILLENIE FAVORI MAIS PRUDENT

par Chrystel Boulet-Euchin

LONDRES (Reuters) - Renaud Lavillenie aura son destin entre les mains vendredi aux Jeux de Londres, où il a l'occasion de valider ses précédents succès en devenant champion olympique du saut à la perche, tandis que les handballeurs français, tenants du titre, sont au pied du mur croate.

Le perchiste clermontois a beaucoup à gagner outre-Manche, mais aussi beaucoup à perdre puisqu'il est arrivé dans la capitale britannique fort de la meilleure performance mondiale de l'année et d'un deuxième titre de champion d'Europe conquis début juillet.

Pour autant, le Clermontois, qui a franchi 5,65m en qualification mercredi, se montre prudent.

"Ce n'est pas parce qu'on est favori et qu'on est celui qui a sauté le plus haut dans l'année qu'on va avoir la médaille d'or. On peut passer de l'exploit à l'échec en très peu de temps", a-t-il rappelé.

"J'ai fait ce qu'il fallait pour être prêt. Le concours sera dense, je suis serein et confiant car j'ai fait une belle saison."

Il ne sera pas le seul à vouloir briller sur le sautoir puisque Romain Mesnil, 35 ans, pour sa quatrième participation aux Jeux s'est qualifié pour la première fois pour la finale en passant une barre à 5,60m.

"C'est un peu de la langue de bois mais je veux surtout sortir heureux du sautoir. Je serai heureux avec une médaille, mais je serai heureux sans médaille si je suis heureux de ma prestation", a dit Mesnil.

A ces deux belles chances de briller s'ajoute l'opportunité qu'ont les "Experts" du handball français de s'offrir un nouvelle finale olympique, après être passés tout près de la déroute mercredi lors de leur quart de finale contre l'Espagne.

LE BMX PROMET BEAUCOUP

Il a fallu un formidable William Accambray, auteur du but de la victoire à la dernière seconde, pour accéder aux demi-finales où la tâche semble ardue face à une équipe de Croatie qui semble la meilleure du tournoi.

Les deux formations se connaissent bien, la France a souvent pris le dessus, notamment lors des derniers championnats du monde qui se déroulaient chez leur "meilleurs ennemis". Mais a-t-elle vraiment digéré son échec lors des championnats d'Europe en Serbie, où elle défendait un autre de ses titres, en janvier dernier?

Tout à la joie de leur succès à l'arraché sur l'Espagne, les Français sont apparus détendus à l'approche d'une demi-finale à haut risque.

"Ils ont été les meilleurs sur ce tournoi, on verra bien", a dit Claude Onesta, le sélectionneur français, qui semble très sûr de ses troupes et de ses choix tactiques - payants, il faut bien le reconnaître - contre l'Espagne.

Sur sa lancée, le BMX peut lui aussi espérer briller de mille feux.

Du côté des femmes, Laëtitia Le Corguillé, vice-championne olympique à Pékin, et Magalie Pottier, championne du monde en titre, se sont, sans encombre, qualifiées pour les demi-finales.

Deux de leurs compatriotes les ont imitées: Quentin Caleyron, qui attend son premier podium international après avoir remporté deux fois la Coupe de France, et Joris Daudet, champion du monde en 2009 et 2011 et deuxième cette année.

Tous les espoirs sont donc permis sur les bosses du parcours installé au sein de l'Olympic Park.

Edité par Jean Décotte

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