JO: la partie s'achève, la Dream Team et les Experts restent

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LES EXPERTS EN OR
LES EXPERTS EN OR

LONDRES (Reuters) - L'épilogue des Jeux olympiques 2012 s'est écrit à Londres, où les handballeurs français et les basketteurs américains ont écrit dimanche une nouvelle page de l'histoire de leur sport en conservant leurs titres respectifs au dernier jour de compétition.

Quant au marathonien Stephen Kiprotich, il a gagné le droit d'entrer dans le grand livre du sport ougandais, puisqu'il est devenu le second médaillé d'or dans l'histoire de son pays, quarante ans après le sacre de John Akii-Bua sur 400 m haies.

"J'étais inconnu. Maintenant je me suis fait un nom", a dit le marathonien de 23 ans, qui a pris de court toute la délégation kenyane.

"C'est notre deuxième médaille d'or. J'ai écrit l'histoire pour mon peuple, pour mes entraîneurs, pour mon manager, pour l'Ouganda. Je suis heureux."

Les Américains vivent davantage les sacres olympiques qui se suivent comme une routine. La délégation à la bannière étoilée a décroché 46 médailles du plus beau métal, pour un butin total de 104 médailles.

Autant dire qu'ils ont repris le leadership sportif qu'ils avaient provisoirement cédé à la Chine il y a quatre ans. L'autre superpuissance mondiale a tout de même amassé un pactole de 87 médailles dont 38 en or.

Les Français ont certes décroché moins de médailles qu'il y quatre ans -34 contre 41-, mais ils sont plus souvent montés sur la plus haute marche du podium -onze fois contre sept à Pékin-, si bien qu'ils gagnent trois places au tableau des médailles.

Si l'on en croit cet indicateur quadriannuel, la France est la septième nation sportive.

UN COUP DE JEUNE

Les Britanniques, eux, ont réussi leurs Jeux à double titre: non seulement ils ont remporté devant leur public leur meilleur butin depuis les Jeux de 1908, qui avaient déjà eu lieu à Londres, mais ils ont aussi reçu le satisfecit de Jacques Rogge, le président du Comité international olympique.

"De nombreux athlètes ont écrit l'histoire. Les Jeux ont été absolument fabuleux. Londres a donné un coup de jeune aux Jeux", s'est-il félicité, devant les journalistes, quelques heures avant la cérémonie de clôture.

Parmi les sportifs auxquels doit penser Jacques Rogge, les basketteurs américains ont une nouvelle fois prouvé qu'ils étaient bien supérieurs à la concurrence .

Après avoir dominé le tournoi de leur stature imposante, ils ont dû sortir le grand jeu face à des Espagnols (107-100) bien décidés à prendre leur revanche de la finale olympique perdue d'un point à Pékin.

"Nous savons que l'Espagne est une grande équipe, ils jouent bien contre nous, nous jouons bien contre eux." L'hommage n'est pas anodin puisqu'il est signé Lebron James, l'un des meilleurs basketteurs de la planète, désigné meilleur joueur de la finale.

"Ce parcours a été fantastique. Jamais je n'aurais imaginé écrire un tel scénario", a-t-il dit au lendemain du cinquième sacre consécutif de ses consoeurs, qui ont battu en finale l'équipe de France.

"BEAUCOUP DE PRESSION"

Les sports collectifs tricolores ont mis leur marque sur le scénario final grâce aux handballeurs, revenus au sommet sept mois après une campagne européenne complètement ratée.

En Serbie, ils avaient fini à la onzième place. Dimanche, ils ont retrouvé leur expertise pour battre la Suède d'un point (22-21) mais sans jamais trembler.

"Jamais nous n'avons eu peur. Le match aurait pu durer encore plus longtemps, on l'aurait gagné", a dit à Reuters Jérôme Fernandez.

"C'est dur de réaliser ce que l'on a fait. Ca fait deux mois qu'on bosse comme des malades, il y avait beaucoup de pression", a expliqué Nikola Karabatic.

Pour les Britanniques, la pression retombe. Elle pèsera désormais sur les Brésiliens, qui accueilleront l'édition 2016, à Rio.

Les organisateurs des prochains Jeux doivent arrêter leur budget le plus tôt possible, a averti dimanche Jaques Rogge.

A Londres, l'addition totale s'élève à plus de neuf milliards de livres sterling (11,5 milliards d'euros) d'argent public, soit plus du double de ce qui avait été prévu lorsque la capitale britannique avait été choisie il y a sept ans.

Le gouvernement avait pourtant promis des Jeux "prêts en temps et en heure et conformes au budget prévu" .

Malgré tout, Carol Ann Duffy, qui occupe le poste de poète officiel de la cour d'Angleterre, a chanté les louanges des Jeux, en vantant l'attitude du public britannique ainsi que les médaillés en or .

Dans une ode aux JO publiée ce week-end dans les colonnes du "Guardian", la poétesse fait l'éloge des foules immenses venues encourager les athlètes ainsi que du sentiment de fierté ressenti par nombre de ses compatriotes.

Mais, désormais, les Londoniens doivent tourner la page.

Simon Carraud pour le service français

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