JO: la lutte antidopage entre sprint et course de fond

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COURSE D'OBSTACLES POUR LA LUTTE ANTIDOPAGE AUX JO DE LONDRES
COURSE D'OBSTACLES POUR LA LUTTE ANTIDOPAGE AUX JO DE LONDRES

par Kate Kelland

LONDRES (Reuters) - Plus de 6.000 échantillons d'urine et de sang seront analysés pendant les Jeux olympiques de Londres et les experts de la lutte antidopage savent qu'acheminer les flacons au laboratoire puis les renvoyer aux responsables des épreuves sera une course de vitesse, d'habilité et de sécurité.

Les athlètes pourront être contrôlés à tout moment et en tout lieu que ce soit dans les villages olympiques, dans des résidences privées, au Royaume-Uni ou dans un autre pays.

Les organisateurs des Jeux se disent confiants dans le fait que les tricheurs seront punis et que leurs méthodes de travail répondront à tous les examens et à toutes les exigences.

"Nous allons être rapides, nous allons être sensibles, nous allons être efficaces, nous allons être justes", promet David Cowan, chef du centre de contrôle du King's College de Londres, qui sera responsable du programme antidopage des Jeux.

Lors d'une visite du nouveau laboratoire fourni par le fabricant de produits pharmaceutiques GlaxoSmithKline (GSK), David Cowan souligne que son principal souci sera que les échantillons voyagent rapidement et en toute sécurité.

A partir du moment où un athlète aura été informé qu'il a été désigné pour subir un contrôle antidopage, il sera chaperonné en permanence jusqu'à ce qu'il arrive à la station de contrôle où sont effectués les tests.

L'athlète devra alors fournir un échantillon qui sera divisé en deux flacons A et B, dont le premier sera analysé et le second utilisé pour une vérification si le premier résultat est contesté.

DISSUASION

L'athlète devra sceller les échantillons et remplir un formulaire.

Toutes les heures pendant la durée des Jeux, les échantillons anonymes seront envoyés par courriers sécurisés au laboratoire antidopage GSK de Harlow, au nord-est de Londres, où plus de 150 scientifiques venus du monde entier travailleront 24 heures sur 24 à analyser les échantillons A et à congeler et stocker les échantillons B.

Les flacons arriveront au laboratoire dans des boîtes spéciales. Ils seront marqués d'un code-barres avant que l'analyse ne commence.

Les flacons d'échantillon sont fermés avec des bouchons qui ne peuvent être ouverts qu'avec un instrument spécial détenu par le laboratoire.

Leur contenu sera examiné, à la recherche de plus de 240 produits interdits. L'opération durera moins de 24 heures. La plupart des contrôles positifs seront signalés au Comité international olympique (CIO) sous 48 heures maximum.

Des milliers d'athlètes seront contrôlés, dont tous ceux qui remporteront une médaille, bon nombre d'entre eux à plusieurs reprises pendant les Jeux. Le laboratoire aura une capacité d'analyse de 400 échantillons par jour et prévoit d'en analyser quelques 6.250 au total.

David Cowan souligne que son souhait le plus cher est que son laboratoire parvienne à décourager les tentations de dopage.

"Notre laboratoire est le plus sophistiqué de l'histoire des Jeux", dit-il. "La personne qui pense qu'elle peut échapper à nos contrôles devrait se méfier."

Jean-Paul Couret pour le service français, édité par Olivier Guillemain

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