JO: l'Ougandais Kiprotich prive les Kenyans de l'or du marathon

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L'OR DU MARATHON OLYMPIQUE À L'OUGANDAIS STEPHEN KIPROTICH
L'OR DU MARATHON OLYMPIQUE À L'OUGANDAIS STEPHEN KIPROTICH

LONDRES (Reuters) - L'Ougandais Stephen Kiprotich a privé ses adversaires kenyans de la médaille d'or du marathon en devenant, dimanche aux Jeux de Londres, champion olympique de la discipline après 2'08"01 d'effort.

Il a placé une attaque à six kilomètres de l'arrivée pour devancer sur la ligne d'arrivée deux Kenyans -Abel Kirui, médaillé d'argent et son homonyme, Wilson Kipsang Kiprotich, qui prend le bronze.

Le temps de Kiprotich est le troisième plus rapide de l'histoire des marathons olympiques.

"J'étais inconnu. Maintenant je me suis fait un nom", a affirmé le vainqueur du jour, qui s'entraîne sur les hauts plateaux kenyans.

L'Ougandais de 23 ans offre ainsi à son pays sa première médaille dans ces Jeux, et seulement la deuxième en or de l'histoire, quarante ans après le sacre de John Akii-Bua sur 400 m haies.

"Je l'ai toujours gardé à l'esprit", a-t-il dit à propos de son lointain prédécesseur.

"C'est notre deuxième médaille d'or. J'ai écrit l'histoire pour mon peuple, pour mes entraîneurs, pour mon manager, pour l'Ouganda. Je suis heureux."

UN OUGANDAIS... KENYAN D'ADOPTION

Sa victoire a pris de court les favoris des hauts plateaux, à commencer par Abel Kirui, double champion du monde en titre sur les 42,195 km.

"Je l'ai vu arriver comme un guépard", s'est-il exclamé deux fois de suite.

Le Kenya, déjà battu en 5.000 m et 10.000 m chez les hommes comme chez les femmes, échoue de nouveau tout près de la médaille d'or dans ces Jeux, où seul David Rudisha (800 m) et Ezekiel Kemboi (3.000 m steeple) ont été sacrés.

Ironie de l'histoire, leur bourreau du jour a profité de l'hospitalité kenyane pour parfaire ses capacités de marathonien.

Stephen Kiprotich s'entraîne en effet à Eldoret avec un certain nombre d'athlètes kenyans de haut niveau, dont son concurrent Emmanuel Mutai, 17e dimanche.

"Le problème en Ouganda, c'est qu'il n'y a pas de structures", a expliqué Kiprotich après sa course.

"Je passe du temps au Kenya, du temps en Ouganda, mais la plupart de mon temps, je le passe dans un centre d'entraînement au Kenya."

John Mehaffey, Jean Décotte et Simon Carraud pour le service français

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