JO: Grégory Baugé comme un tigre en cage

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LE CYCLISTE GRÉGORY BAUGÉ, COMME UN LION EN CAGE
LE CYCLISTE GRÉGORY BAUGÉ, COMME UN LION EN CAGE

par Mario Andres et Julien Pretot

LONDRES (Reuters) - À deux jours de son entrée en lice dans les épreuves de vitesse au vélodrome olympique de Londres, Grégory Baugé est comme "un tigre en cage".

Ce n'est pas que le champion du monde de la vitesse individuelle tourne et vire par désoeuvrement mais plutôt qu'il attend patiemment l'heure de surgir et de rugir.

"Je suis en cage, j'attends, je patiente je m'entraîne, il va falloir lâcher le tigre dans quelques jours", résume-t-il. "Je dis en cage car je me vois un peu comme un tigre. On essaie de récupérer, de dépenser le moins d'énergie, comme un tigre.

Et ses proies désignées, ce sont évidemment ces Britanniques, impériaux voilà quatre ans à Pékin, et qui reçoivent à domicile à partir de jeudi pour la vitesse par équipes.

Quatre jours plus tard, le tigre, meilleur sprinter de ces quatre dernières saisons, entendra le démontrer à titre individuel.

"J'ai déjà été champion du monde, ce qui était mon premier objectif de carrière, là c'est mon deuxième objectif", dit-il.

Le Francilien d'origine guadeloupéenne ne trouvera pas face à lui le tenant du titre, Chris Hoy, jugé moins performant que Jason Kenny, son dauphin à Pékin.

Sacré depuis champion du monde en 2011, Kenny a battu largement le porte-drapeau britannique aux derniers championnats du monde et ce choix n'a pas surpris Grégory Baugé.

DÉTAILS POUR UN MILLIÈME

"Après les championnats du monde, je savais que ce serait Kenny. Je ne voyais pas les choses autrement. Mais la finale idéale aurait été le champion du monde contre le champion olympique", regrette-t-il, avec d'autant plus de fair-play que Hoy a toujours été sa bête noire.

Avant ce tête-à-tête, il faudra aussi essayer de détrôner le Team GB dans l'épreuve par équipes aux côtés de Kevin Sireau et Michaël d'Almeida.

"L'épreuve par équipes permettra de voir la forme de chacun. Sur l'individuel je ne me pose pas de question", explique Baugé.

Depuis le choc de Pékin, où les hommes de Dave Brailsford avaient surclassé leurs adversaires, les Tricolores sont persuadés d'avoir refait tout ou partie de leur retard.

Ils sont sur le papier la meilleure formation du monde, même s'ils ont laissé le titre mondial pour un millième de seconde aux Australiens à Melbourne en avril dernier.

"On est vraiment une équipe au top. On a tout préparé sans rien laisser passer. On a travaillé ces dernières semaines pour ce millième de seconde", résume Kevin Sireau.

Les Français ont ainsi travaillé sans relâche leurs relais. Leurs partenaires leur ont fourni de nouveaux vélos et des combinaisons encore plus aérodynamiques, détails qui, pour un millième de seconde, transforment l'argent en or.

Edité par Jean-Paul Couret

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